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Dossier : Coronavirus Covid-19

"On est livrés à nous-mêmes depuis le début" : le coup de gueule d'un infirmier libéral de Jarville

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Par , France Bleu Sud Lorraine

Depuis le début de l'épidémie, neuf infirmiers libéraux issus de trois cabinets différents se relayent sur leur temps de repos pour réaliser des "tournées covid" à Jarville-la-Malgrange, près de Nancy. Des soins qui ont pu être prodigués grâce à la "débrouille" de ces professionnels.

Photo d'illustration.
Photo d'illustration. © Maxppp - Jean-Luc Flémal

Depuis bientôt deux mois, ces neuf infirmiers libéraux se relayent pour réaliser chacun leur tour des "tournées covid" dans la commune meurthe-et-mosellane de Jarville-la-Malgrange, près de Nancy. Ces soins sont dispensés à part, en parallèle des tournées habituelles des professionnels impliqués. "On fait cela sur nos temps de repos, précise Olivier Babel. Avec un système de rotation tous les neuf jours". 

C'est chronophage et facteur de stress.

Au plus fort de l'épidémie, l'équipe voyait entre sept et huit malades par jour, sans compter les téléconsultations. "C'est facteur de stress et très chronophage, sachant que pour une visite chez un patient atteint du covid 19, il faut préparer le véhicule, se déplacer, s'équiper, voir le patient, enlever l'équipement, désinfecter le véhicule... Cela représente une petite heure de soin."

Ces tournées covid+ nécessitent beaucoup de préparation en amont et du matériel "avec un véhicule spécifique, un numéro unique et un local spécifique". Tous ces équipements, il a fallu aller les chercher. C'est la ville de Jarville qui prête un de ses utilitaires et un particulier loue ses bureaux. Quant au matériel, les infirmiers ont pu compter sur les dons d'entreprises

L'ARS pointée du doigt

"Très vite, au début de l’épidémie, on a lancé un appel aux dons et on a pu centraliser du matériel sur Jarville. C'est que de la débrouille". Une pique adressée à l'Agence régionale de santé, dont l'infirmier dénonce le manque de réactivité. "Il y a plein d'unités d'infirmiers qui s'étaient formées à droite, à gauche mais qui ont dû renoncer à faire de la prise en charge covid+ à domicile parce que le matériel de protection indispensable aux infirmiers n'était pas là. On est livrés à nous-mêmes depuis le début", insiste Olivier Babel, amer. Il attend toujours une réponse de l'ARS concernant sa demande de défraiement. "Nous souhaitons être indemnisés pour le temps consacré à faire ces tournées spécifiques"

Le coup de gueule d'Olivier Babel adressé à l'Agence régionale de santé.

Très engagés dans la protection de leurs patients, ces neuf infirmiers, aidés de médecins et pharmaciens du quartier de la Californie, vont aller encore plus loin. En partenariat avec les couturières de l'association Kaléidoscope, ils ont commandé 500 masques pour les distribuer aux Jarvillois les plus précaires. Soit près de 2000 euros de fonds, mobilisés de leurs poches, pour éviter une nouvelle flambée de l'épidémie.

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