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Dossier : Coronavirus Covid-19

Etats-Unis : un premier essai clinique en cours pour un vaccin contre le coronavirus

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Par , France Bleu

Le premier essai clinique pour tester un vaccin contre le coronavirus a commencé ce lundi à Seattle, aux Etats-Unis, ont annoncé les autorités américaines. Plusieurs laboratoires se sont lancés dans une course mondiale pour trouver un traitement ou des vaccins face au virus.

Un scientifique des services de recherche de l'armée américaine travaille sur des échantillons en vue d'un vaccin.
Un scientifique des services de recherche de l'armée américaine travaille sur des échantillons en vue d'un vaccin. © AFP - US ARMY/ERIN BOLLING/

La course mondiale pour trouver vaccins et traitements contre le coronavirus est lancée, alors qu'un premier essai clinique est en cours aux Etats-Unis. Cet essai a débuté ce lundi à Seattle, ont indiqué les autorités de santé américaines. D'autres laboratoires planchent sur des vaccins ou des  traitements pour faire face à la maladie provoquée par le coronavirus.

Un essai clinique de six semaines, 45 participants 

Ce vaccin a été développé par des scientifiques des instituts de santé américains et de l'entreprise de biotechnologies Moderna. L'essai clinique ouvert à Seattle inclut la participation de 45 adultes volontaires,  en bonne santé et âgés de 18 à 55 ans, pendant environ six semaines, ont indiqué les Instituts nationaux de santé américains dans un communiqué. "Le premier participant a reçu le vaccin expérimental aujourd'hui", ont-ils précisé ce lundi. La rapidité de la mise en place de cet essai est due à la technologie utilisée par l’entreprise, qui permet de ne pas effectuer de tests sur les animaux, et donc de "sauter" une étape  fastidieuse. 

Quel est le principe de ce vaccin ? 

Les participants vont se voir injecter différentes doses dans le tissu intramusculaire de la partie supérieure du bras. Les scientifiques surveilleront leurs effets secondaires, comme les douleurs ou la fièvre.

Les coronavirus sont sphériques et ont des pics à leur surface, ce qui leur donne l'apparence d'une couronne. Le pic s'attache aux cellules humaines, ce qui permet au virus d'y entrer. Ce vaccin contient l'information génétique de ce pic, dans une substance appelée "messager ARN". Injecter un messager ARN dans le corps humain entraîne son développement à l'intérieur du corps, ce qui déclenche une réponse immunitaire, mais sans avoir besoin d'infecter la personne avec la totalité du virus.

Un vaccin disponible pas avant un an

Mais les participants devront encore passer par différentes phases pour déterminer si le vaccin est efficace et sécurisé. Les autorités américaines ont estimé qu'il faudrait encore un an à un an et demi avant que le vaccin soit disponible, si tout se passe comme prévu.

Aucun vaccin ou traitement pour le moment 

Il n'existe pour l'instant aucun vaccin ou traitement agréé contre le virus Covid-19, qui a contaminé plus de 179.000 personnes et fait plus de 7.000 morts à travers le monde, depuis le début de l'épidémie en décembre en Chine.

Une course mondiale aux traitements 

A travers le monde, les groupes pharmaceutiques et les laboratoires de recherche se sont donc  lancés dans une course pour développer traitements et vaccins contre ce coronavirus. Ils utilisent plusieurs nouvelles technologies.

La chloroquine, testée à Marseille, fonctionnerait

À l'Institut hospitalo-universitaire de Marseille, le Professeur Raoult a annoncé ce mardi que les premiers essais de traitement par la chloroquine, un médicament déjà utilisé contre le paludisme, sont spectaculaires contre le coronavirus. Concrètement, 24 patients atteints par le coronavirus ont accepté de prendre du Plaquenil, l'un des noms commerciaux de la chloroquine. Six jours plus tard, seulement 25 % sont encore porteurs du virus. Alors que 90 % de ceux qui n'ont pas reçu ce traitement sont toujours positifs.

Sanofi s'associe au ministère américain de la Santé 

Le groupe pharmaceutique français Sanofi s'est, lui, associé au ministère américain de la Santé pour développer un candidat vaccin, en utilisant une "technologie de recombinaison de l'ADN". Elle consiste à combiner l'ADN du virus avec l'ADN d'un virus inoffensif, pour créer une nouvelle entité cellulaire capable de provoquer une réponse immunitaire. Les antigènes créés par cette opération peuvent ensuite être reproduits à grande échelle.  Cette technologie est déjà à la base du vaccin de Sanofi contre la grippe. David Loew, le vice-président exécutif et responsable de Sanofi Pasteur, a estimé pouvoir disposer d'un candidat vaccin "dans moins de six mois" et potentiellement entrer en essai clinique "dans environ un an à un an et demi".

Le traitement antiviral Remdesivir, efficace sur deux patients 

Le traitement antiviral Remdesivir, créé par l'entreprise Gilead Sciences, est déjà dans la dernière phase des essais cliniques en Asie et en Chine. Cet antiviral a été développé contre d'autres virus comme Ebola, sans être efficace, et n'a encore été approuvé nulle part. Mais il a été prometteur dans le traitement de patients atteints du coronavirus en Chine, selon des médecins, et a été utilisé pour aider à soigner deux patients aux Etats-Unis et en France. Cet antiviral pourrait être disponible dans les prochains mois.

Un essai de vaccin ADN le mois prochain 

Une autre entreprise pharmaceutique, Inovio, qui travaille sur un vaccin ADN, a annoncé qu'elle commencerait les essais cliniques le mois prochain.

Des anticorps en intraveineuse ? 

De son côté, l'entreprise Regeneron essaie d'isoler les anticorps capables de lutter contre le virus, puis de les administrer par intraveineuse, pour apporter une immunité temporaire. Elle espère débuter les essais cliniques cet été.

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