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Santé – Sciences

Face à la hausse des agressions, une application pour les médecins d'Occitanie

lundi 9 avril 2018 à 4:05 Par Nolwenn Quioc, France Bleu Gard Lozère, France Bleu Hérault, France Bleu Roussillon, France Bleu Occitanie et France Bleu

Le constat est alarmant : en 2017, plus de 1.000 médecins ont déclaré avoir été agressé par des patients. L'Occitanie n'est pas en reste, à la 5e place des régions de France, avec 110 agressions l'an dernier, dont 43 rien qu'en Haute-Garonne. Face au phénomène, une application va être lancée.

En Occitanie, 110 agressions ont été déclarées par des médecins en 2017. En France les incidents sont en augmentation de 7% par rapport à 2016 (Illustration)
En Occitanie, 110 agressions ont été déclarées par des médecins en 2017. En France les incidents sont en augmentation de 7% par rapport à 2016 (Illustration) © Maxppp - Vincent Isore

Occitanie, France

Alerter directement la police ou un confrère en cas d'agression : c'est l'objectif de Cormédal, une application qui va être lancée dans les prochains jours auprès des médecins de l'ouest de l'Occitanie. Elle a été développée par les médecins libéraux de l'URPS Occitanie, l'union régionale des professionnels de santé, pour faire face à la violence de certains patients. 

Cormedal sera disponible pour tous les médecins libéraux de l'URPS Occitanie - Aucun(e)
Cormedal sera disponible pour tous les médecins libéraux de l'URPS Occitanie - Cormedal

Le principe est simple : en cas d'agression, le médecin n'a qu'à appuyer sur un bouton de cette application pour téléphone, et la police est prévenue directement, soit par un appel, soit par un message configuré à l'avance, sans que le docteur n'ait besoin de décrocher son téléphone. 

"Nous avons établi des contacts avec les préfectures et les services de police et de gendarmerie, explique le psychiatre Maurice Bensoussan, président de l'URPS. En cas d'appel, les forces de l'ordre reçoivent une alerte et peuvent intervenir très rapidement". 

Des agressions pour un certificat, une ordonnance ou à cause du temps d'attente

L'application est testée dans l'Hérault depuis 2015, et doit être lancée dans le reste de l'Occitanie dans les prochains jours. Et le temps presse, car la situation est de plus en plus préoccupante. Le docteur Jean Thévenot, président du conseil de l'ordre des médecins de l'Occitanie, parle d'une violence quotidienne : "Ce sont des agressions par des patients parce qu'ils n'ont pas le certificat qu'ils voudraient avoir immédiatement, ou parce qu'il y a une attente trop importante dans al salle d'attente. Ca se traduit par des insultes, des menaces, parfois par des coups ou des bousculades". 

Certains médecins baissent les bras face à la violence

Dans ces conditions, certains médecins se découragent : "J'ai en tête le cas d'au moins deux médecins qui ont quitté le centre de Toulouse pour aller s'installer en deuxième ou troisième couronne, dans des zones pavillonaires qui sont beaucoup plus calmes et où les agressions sont beaucoup moins nombreuses". 

Pour le Docteur Bensoussan, il faut réfléchir aux raisons de l'augmentation de ces agressions

Cormédal, même si elle n'empêche pas les agressions, permet au moins d'avertir les secours. L'application permet aussi de prévenir un confrère où une autre personne du secteur, dans les cas où l'intervention des forces de l'ordre n'est pas nécessaire. Après les médecins libéraux, l'URPS souhaite la développer pour les autres professionnels de la santé, notamment les secrétaires médicales qui sont en première ligne face à l'agressivité des patients.