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Face au cancer, le CHU de Limoges a "tous les moyens techniques, mais aussi l'approche humaine"

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Par , France Bleu Limousin

"Oui, on peut rivaliser avec Bordeaux ou Paris", explique le chef du pôle cancer du CHU de Limoges. Le Pr Pierre Clavère était l'invité de France Bleu Limousin en cette journée mondiale de lutte contre le cancer. Pour expliquer comment les hôpitaux du Limousin innovent.

Pour le professeur Clavère, chef du pôle cancer, le CHU de Limoges a tout pour proposer une prise en charge adaptée.
Pour le professeur Clavère, chef du pôle cancer, le CHU de Limoges a tout pour proposer une prise en charge adaptée. © Radio France - Nathalie Col

Ce mardi, journée mondiale de lutte contre le cancer, des opérations de sensibilisation ont lieu un peu partout. Le "prostate tour" fait ainsi étape au CHU de Limoges. C'est le cancer le plus fréquent chez les hommes, qu'il touche autant que le cancer du sein touche les femmes. Pour faire le point, le Pr Pierre Clavère, chef du pôle cancer, répondait à 8h15 aux questions de Nathalie Col.

Quels sont les types de cancers les plus fréquents en Limousin ? 

700 à 800 femmes sont traitées ou diagnostiquées chaque année pour un cancer du sein. Chez les hommes, le plus fréquent, c'est le cancer de la prostate, qui touche 800 à 900 hommes. 

Là, ce sont les patients pris en charge au CHU de Limoges. Mais certains préfèrent aller ailleurs, à Bordeaux ou Paris. On ne peut pas rivaliser ? 

Si. On peut. Mais le patient a son libre-arbitre, pour des raisons personnelles, philosophiques, familiales. Mais nous avons tous les moyens bien sûr, pour proposer une prise en charge adaptée. Par les moyens thérapeutiques, mais aussi les moyens humains, et l'approche humaine. Au CHU de Limoges, on a un laboratoire dédié. C'est une médecine globale, et c'est de l'humanisme !

Sur la technique, les essais cliniques, y'a-t-il une vraie égalité de traitement en Nouvelle-Aquitaine ? 

D'abord au CHU de Limoges, si on prend la cancérologie dite "solide" (hors hématologie), il y a environ 70 essais proposés. Ensuite, nous avons un plateau technique particulièrement développé : en urologie par exemple, nous sommes un des rares centres en France de la chirurgie robot-assistée, des traitements par ultrasons focalisés, etc. Ces sont des évolutions technologiques qui permettent d'offrir au patient les meilleures chances de contrôle de leur maladie et une meilleure qualité de vie. 

Mais ces techniques, on ne peut pas en bénéficier dans chaque hôpital du Limousin ? 

Non, elles sont beaucoup trop coûteuses. Et il faut aussi avoir une expérience : on fait bien ce que l'on fait au quotidien. Par exemple, la curithérapie prostatique, si j'en fais une par an, je ne suis pas bon, mais à une par semaine, je suis meilleur. Et puis certaines molécules ne sont pas encore accessibles au CHU. Nous sommes en train de travailler pour avoir dans les années qui viennent un centre de phase précoce où on pourra utiliser des nouvelles molécules avant même qu'elles soient commercialisées. 

En même temps, on investit sur les plateaux techniques partout en Limousin !

Tout à fait. Le meilleur exemple, c'est en oncologie-radiothérapie. Ce sont de grosses machines qu'on appelle des accélérateurs linéaires. En Limousin, on est parti sur un principe d'égalité de chances et de qualité de soins. Donc, le CHU, l'hôpital de Brive et l'hôpital de Guéret ont investi à peu près 12 millions d'euros pour moderniser le plateau technique et le rendre cohérent sur tout le territoire : s'il y a une panne de machine à un endroit, le patient ne voit pas d'interruption dans son traitement. 

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