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Dossier : Covid-19 : une semaine à l'hôpital de Valenciennes

Covid-19 : une maternité et un service psychiatrie eux aussi en mode Covid à l'hôpital de Valenciennes

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Par , France Bleu Nord

Le centre de soins psychiatriques et la maternité ont aussi du s'adapter à la COVID sans forcément accueillir de patients atteints. Il a fallu notamment changer l'accueil des accompagnants, des situations pas forcément facile à vivre pour les patients et les mamans.

Lise est née en pleine pandémie : Immersion à la maternité et services psychiatriques de l'hôpital de Valenciennes
Lise est née en pleine pandémie : Immersion à la maternité et services psychiatriques de l'hôpital de Valenciennes © Radio France - Rafaela Biry-Vicente

Dans le hall du tout nouveau service psychiatrie,  pas un patient, ça devait pourtant être une "agora", un lieu d'échange regrette le chef de service le Dr Eric Thomazeau. Mais Covid oblige, les sorties des unités sont au maximum échelonnées, et les visites se font sur rdv.

Une situation qui peut-être difficile pour les patients, mais aussi pour les proches et même pour les équipes explique Simon Pawlak, psychiatre à la cellule de crise qui reçoit notamment des personnes qui on fait des tentatives de suicide. Car ces visites sont un moyen pour les soignants d'avoir un regard sur la situation de ces patients à l'extérieur,  il y a donc une perte de connaissance, déplore le médecin.

De nombreuses entrées liées à la crise sanitaire

Contrairement à la 1° vague, il y a autant de consultations avec des patients qui préfèrent se déplacer plutôt que les rdv téléphoniques, et il y a aussi autant d'hospitalisations qu'en temps normal, avec de nombreuses entrées  liées à la crise constate le médecin

A cause du contexte Covid, de l'anxiété qu'il peut générer, à cause du confinement, des situations familiales difficiles, les situations de maltraitances, il y aussi toutes les problématiques d'addiction qui ont tendance à augmenter, et les problématiques de psychotraumatismes où les gens en temps normal tiennent le coup, parce qu'ils ont une activité, une vie sociale, et là le fait que tout s'arrête, ils se retrouvent tous seuls chez eux avec des ruminations plus importantes et donc une souffrance plus importante.

Le Dr Thomazeau, recommande d'ailleurs aux personnes qui se sentent fragiles avec ce contexte de se rapprocher de la fédération régionale en santé mentale qui géolocalise tous les acteurs de santé, et aussi du réseau de prévention du suicide Papageno 

Une partie de l'équipe du centre de soins psychiatriques de l'hôpital de Valenciennes
Une partie de l'équipe du centre de soins psychiatriques de l'hôpital de Valenciennes © Radio France - Rafaela Biry-Vicente

Et puis pour les soignants qui vivent mal cette crise sanitaire, le service a réactivé une cellule d'écoute, une permanence téléphonique (03.27. 14.76.09) qui propose des groupes de parole dans les services, des rdv individuels et même des séances de relaxation explique Alexia Bocquet psychologue. 

Alexia Bocquet, psychologue à la cellule d'écoute pour les soignants

Une maternité en mode bulle

A la maternité Monaco, très peu de patientes sont arrivées avec la Covid, "les patientes se surconfinent car elles ont peur pour elles et pour leur bébé" explique le Dr  Brigitte Guionnet, vice chef du pôle mère-enfant. 

Mais pour prévenir la propagation du virus, il a fallu adapter l'accueil des accompagnants, et donc "renoncer un peu à la philosophie de soins qui implique les parents, la famille" regrette le chef de pôle le Dr Lapeyre.

Les coparents n'ont par exemple pas tous pu venir aux échographies, ils ne peuvent plus accompagner leurs conjointes pour les césariennes, et les visites sont interdites pour les familles, même les frères et soeurs.

Le reportage de Rafaela Biry-Vicente

Des règles sanitaires difficile à vivre pour Valérie, "confinée" à la maternité avec sa fille grande prématurée car le papa est positif

C'est dur surtout quand on a un bébé prématuré ! c'est dur aussi pour papa qui l'a vu que 2 jours en 2 semaines. Après un accouchement difficile on a l'entourage qui voudrait être là pour nous soutenir, nous on voudrait aussi voir un peu de monde pour des petites choses de la vie, besoin par exemple de vêtements ou d'un shampoing et c'est pas possible

Laura et Valérie 2 mamans qui ont accueilli leurs petites filles à la maternité de Valenciennes en mode Covid
Laura et Valérie 2 mamans qui ont accueilli leurs petites filles à la maternité de Valenciennes en mode Covid © Radio France - rafaela Biry-Vicente

Laura, elle n'est restée que 2 jours à la maternité, la toute jeune maman a plutôt bien vécu l'interdiction de visite  

C'est pas plus mal, car on a plein de choses à faire, plein d'information à noter, surtout pour un premier, ça a été plus reposant pour moi

La petite Lise a donc pu profiter d'une bulle de douceur avec son papa et sa maman pour bien commencer sa vie malgré ce contexte compliqué.

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