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Santé – Sciences

Fermeture de lits à l'hôpital Durkheim d'Epinal : des syndicats inquiets, "situation conjoncturelle" selon la direction

jeudi 3 mai 2018 à 17:58 Par Nathalie Broutin, France Bleu Sud Lorraine

"Faute de personnels suffisants" en mai à l'hôpital Durkheim d'Epinal, le service de soins intensifs en cardiologie ferme 18 jours, réduction de lits 15 jours en chirurgie et la deuxième ligne de SMUR reste fermée jusqu'au 31 août. Les syndicats hospitaliers demandent un CHSCT extraordinaire.

En mai, les services de soins intensifs de cardiologie, chirurgie et une ligne de SMUR sont concernés par des fermetures (Image d'illustration)
En mai, les services de soins intensifs de cardiologie, chirurgie et une ligne de SMUR sont concernés par des fermetures (Image d'illustration) © Maxppp - Alexis Christiaen

Épinal, France

Les syndicats se disent étonnés de l'apprendre via des notes de service. Ils demandent ce jeudi 3 mai, un CHSCT extraordinaire, Comité d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail en réaction aux annonces de la direction aux personnels vosgiens. 

La direction de l'hôpital Emile Durkheim d'Epinal annonce la fermeture des soins intensifs de cardiologie 18 jours en mai ( du 5 au 22 mai), une réduction de lits en chirurgie 15 jours (du 30 avril au 14 mai). Et enfin, fermée depuis février, la deuxième ligne de SMUR devait rouvrir le 1er mai... Mais prolongation finalement jusqu'au 31 août. Des décisions motivées faute de personnels suffisants, des infirmiers et des médecins pendant ce mois de mai.

Les syndicats disent craindre une dégradation des conditions de travail et de l'accueil des patients 

Les syndicats de l'hôpital spinalien se disent inquiets.  Elisabeth Da Silva est secrétaire générale de la CGt de l'hôpital, elle confie son inquiétude entre autre sur la fermeture pendant 18 jours du service des soins intensifs de cardiologie, "le seul dans le département " insiste-t-elle. "Même si le CHU prendra en charge nos patients, 4 lits seront transférés en réanimation, la situation nous fait peur pour nos conditions de travail et l'accueil de nos patients" précise la syndicaliste. 

Patricia Hacquard est, elle, responsable CFDT à l'hôpital Durkheim d'Epinal, elle s'étonne de la communication de la direction via une note de service.  Selon elle, le manque de personnels évoqué par la direction, n'est pas suffisant. Elle s'interroge sur l'organisation et le prévisionnel du planning des médecins et infirmiers. En ce qui concerne la deuxième ligne de SMUR, Patricia Hacquard craint que "le provisoire devienne pérenne". Elle poursuit "On nous avait assuré que les problèmes d'effectifs seraient résorbés en mai, ce n'est pas le cas, on a des inquiétudes puisqu'au niveau national, les lignes SMUR qui  ont commencé à fermer provisoirement, sont aujourd'hui fermées définitivement". 

La situation en mai est conjoncturelle, selon la direction, pas d'inquiétudes pour l'avenir du nouvel hôpital 

Selon le directeur de l'hôpital d'Epinal, Eric Sanzalone, les décisions de fermetures de lits en mai sont liées à "une situation conjoncturelle, vécue dans tous les hôpitaux en France". Selon lui,  il n'y a pas d'inquiétude à avoir pour le futur nouvel hôpital spinalien.  Le directeur confie "le nouvel hôpital va être un facteur d'attractivité très important pour de nouveaux professionnels, nos bons rapports avec le CHU font que notre établissement et la qualité des équipes sont connus. Notre projet est ambitieux, avec une filière bien installée en neurologie, cardiologie et chirurgie vasculaire  mais en attendant pendant quelques jours, quelques semaines, on va réduire nos capacités d'hospitalisation comme le font tous les hôpitaux de France sans qu'on les ferme à la fin.

Eric Sanzalone indique encore que pour le personnel médical, la situation est générale en France, dans tous les hôpitaux de France, on observe une baisse de la démographie médicale. "Tous les postes ne sont pas disponibles tout le temps" confie le directeur spinalien.  " Et plutôt que de risquer d'être dangereux on préfère ne pas faire, et nous organisons des modalités de prises en charge différentes avec les établissements partenaires"