Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Fermeture des bars à Bordeaux : "Au troisième mojito, on se relâche plus", dit le docteur Nicolas Brugère

-
Par , France Bleu Gironde

Médecin généraliste et ancien adjoint à la mairie de Bordeaux, Nicolas Brugère était l'invité de France Bleu Gironde, ce jeudi 24 septembre. Il comprend les restrictions annoncées mercredi, estimant que "les personnes de 70 ans et plus se protègent bien".

Nicolas Brugère était l'invité de France Bleu Gironde, ce jeudi 24 septembre.
Nicolas Brugère était l'invité de France Bleu Gironde, ce jeudi 24 septembre. © Radio France - Thomas Coignac

Mercredi, Olivier Véran, le ministre de la Santé, a décidé de classer Bordeaux et sa métropole en "zone d'alerte renforcée", comme 10 autres villes de France. Parmi les conséquences la fermeture des bars à 22 heures maximum, à partir de lundi. Une décision que comprend Nicolas Brugère, invité de France Bleu Gironde, ce jeudi. Pour le médecin généraliste, qui travaille aussi à la régulation du Samu et fut adjoint à la mairie de Bordeaux, la mesure est plutôt justifiée, au nom du respect des gestes barrière. "Au troisième mojito on se relâche plus", ironise-t-il. 

"Qu'est ce qui se passe dans les lieux où il y a une promiscuité, en relâchant les mesures barrières? Il y a contamination", assène-t-il. "Quand on regarde les chiffres, les personnes les plus atteintes, ce sont les jeunes, parce qu'ils se protègent moins". 

A contrario, selon lui, "les personnes de 70 ans et plus se protègent bien". Le danger viendrait donc de ceux qui les contaminent, notamment dans "la famille et les lieux de convivialité". "On est dans des fêtes de famille, on se lâche parce qu'on est en confiance, décrit-il. On ne s'aperçoit pas du danger, on est porteur du virus sans être symptomatique et ça peut toucher les personnes les plus fragiles". 

Une augmentation très nette des cas de Covid-19 en particulier des 18-40 ans.

Le ciblage des bars et des enceintes sportives comme les salles de sport se justifierait donc par un port du masque moins systématique. "Quand on se déplace en transports en commun, on voit bien que tout le monde porte le masque. Tout le monde porte le masque dans les magasins. Quand vous vous promenez rue Sainte-Catherine, vous avez seulement 90% des gens qui portent le masque, quand vous êtes sur les quais c'est 50%".  

Sur le plan des contaminations, Nicolas Brugère croit en tout cas deviner une accélération de la Covid-19, alors que plus de 13 000 cas ont été recensés en 24 heures ce mercredi. "Ce qu'on constate à Bordeaux depuis le milieu du mois d'août, et encore plus en septembre dans nos cabinets c'est l'augmentation très nette des cas de Covid-19 en particulier des 18-40 ans.", estime-t-il. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess