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Santé – Sciences

Fête de la Science : toujours pas d'égalité des sexes dans les filières scientifiques

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Par , France Bleu Bourgogne

A l'occasion de la 29ème édition de la Fête de la Science du 05 au 13 octobre, nous nous penchons sur l'égalité des sexes dans les filières scientifiques. Malgré de nombreuses évolutions et les efforts déployés, certains processus se reproduisent : reportage au sein du Lycée public Carnot à Dijon.

Les filières de sciences dites "dures" comme l’ingénierie, la physique-chimie où l'informatique sont celles où les filles sont moins représentées
Les filières de sciences dites "dures" comme l’ingénierie, la physique-chimie où l'informatique sont celles où les filles sont moins représentées © Radio France - Sophie Allemand

Dijon, France

La Fête la Science est l'occasion faire découvrir la science à tous et toutes. On a longtemps dit que les filières scientifiques étaient privilégiées pour les garçons et les filières littéraires pour les filles. Aujourd'hui cela s'assouplit, mais certains certaines normes de genre ont la vie dure. Malgré le travail réalisé par l'encadrement pour briser les codes, c'est le cas au Lycée public Carnot à Dijon qui compte 320 élèves par promotion ; ainsi que 932 étudiants en classes préparatoires (23 classes dont 13 en filières scientifiques).

La réforme du lycée n'a rien changé aux choix des élèves

Cette année, avec la réforme des lycées, les élèves de première n'étaient plus obligés de choisir une spécialité S, ES ou L mais des spécialités à la carte :  sciences humaines, maths ou physique-chimie par exemple. 

Alors est-ce que cela a changé quelque chose à la tendance des choix entre filles et garçons ? Pas vraiment selon Jérôme Naime, proviseur adjoint au Lycée Carnot, "la proportion d'élèves garçons et filles a peu bougé par rapport aux années précédentes. On a une légère majorité de garçons sur les enseignements comme les mathématiques et la physique et un équilibre en Sciences de la Vie et de la Terre. Par contre on voit une grande majorité de garçons (80 %) sur l'enseignement sciences de l'ingénieur et 90 % de garçons sur l'enseignement numérique-sciences informatiques informatiques, un nouvel enseignement créé avec cette réforme." Effectivement, la spécialité numérique-informatique compte 41 élèves : 37 garçons pour quatre filles.

Jérôme Naime, proviseur adjoint au Lycée Carnot

"Finalement, cela correspond à un certain nombre de constats dans la société active aujourd'hui, il y a un manque important de filles pour féminiser un petit peu tout cet outil informatique qui aujourd'hui est très prégnant dans la vie de tous les jours," ajoute Jérôme Naime. 

L'écart se creuse au niveau des études supérieures

Dans les classes de terminale en filières scientifiques, la proportion est quasiment égalitaire entre filles et garçons. Selon Jérôme Naime, c'est au niveau des études supérieures que l'écart se creuse, "avec pour faire simple, les sciences du vivant qui vont attirer beaucoup plus les filles que les garçons. Et puis les sciences de l'ingénieur, de la mécanique, de la physique et du numérique qui vont attirer d'avantage les garçons." Effectivement, dans la classe préparatoire en biologie il y a plus de filles que de garçons, soit deux tiers.

"Les gens pensent toujours que la mécanique c'est pour les garçons, alors que moi j'adore" - Sonia, étudiante en classe prépa MPSI

Dans la classe préparatoire en première année MPSI, on étudie les mathématiques, physiques, chimie et sciences de l'ingénieur : des sciences dures. On y compte une quinzaine de filles pour trente garçons, ce qui est déjà pas mal au regard de la filière. Selon François, un élève interrogé, les choses bougent, il l'a observé durant sa scolarité, "maintenant on va encourager les filles à se mettre là-dedans. On incite pas vraiment, c'est juste que l'on laisse le choix. Les professeurs de mathématiques soulignent plus la présence de filles et la mixité est positive."

C'est juste, qu'il faut encore du temps, "le fait que les garçons soient faits pour les sciences, et pas les filles, c'est resté longtemps dans les esprits. Peut-être que cela en décourage encore certaines," ajoute François. Sonia, dans la même classe, sait pourquoi il y a toujours eu moins de filles dans sa filière, c'est à cause des préjugés : "les gens pensent toujours que la mécanique c'est pour les garçons, alors que moi j'adore ! Les maths c'est oui, ou c'est non pas comme l'histoire-géographie : c'est clair et je sais où est-ce que je vais.

Ce graphique du Collège-Lycée Carnot représente la part de filles (en vert) et de garçons (en beige) dans les différentes filières - Radio France
Ce graphique du Collège-Lycée Carnot représente la part de filles (en vert) et de garçons (en beige) dans les différentes filières © Radio France - Sophie Allemand

Au Lycée Carnot, l'encadrement tente de travailler sur les mentalités et les questions de genre justement. L'objectif est de faire entrer dans l'imaginaire qu'il est possible pour tous et toutes de faire des sciences par exemple. Jeudi, c'est une femme qui tiendra une conférence sur le climat dans le cadre de la Fête de la Science, la présence de modèles féminins permet de faire tomber ces barrières. 

Infos pratiques, les prochains rendez-vous à Dijon pour la fête de la Science : 

  • Conférence « Climat et énergies : où va-t-on ? »  : jeudi 10 octobre à 14 h (durée 2 h) Lycée Carnot, 16 Boulevard Thiers
  • Exposition « Sur la trace du mammouth » qui retrace l'évolution de la taille de la pierre : jusqu'au dimanche 3 novembre de 9 h à 18 h au Jardin des sciences
  • « Festival des spores » sur les champignons : samedi 12 octobre de 14 h à 17 h et dimanche 13 octobre de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h, bâtiment Sciences Gabriel à l'Université de Bourgogne
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