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Fin de vie : avez-vous écrit vos directives anticipées ?

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Par , France Bleu Mayenne

C'est un document méconnu, pourtant utile. Le formulaire des directives anticipées. Un texte dans lequel vous écrivez vos volontés sur les décisions médicales à prendre en cas de grave maladie ou quand vous serez en fin de vie. Cette démarche a été remise en lumière avec l'affaire Vincent Lambert.

Directives anticipées (illustration)
Directives anticipées (illustration) © Maxppp - PHOTOPQR/LE TELEGRAMME

Avez-vous écrit vos directives anticipées ? C'est un document dans lequel vous exprimez vos volontés sur les décisions médicales à prendre en cas de grave maladie ou quand vous serez en fin de vie. Ces directives anticipées ont été l'objet de nombreux débats la semaine dernière avec les derniers remous de l'affaire Vincent Lambert. Cet homme hospitalisé à Reims, dans un état végétatif depuis 10 ans et qui ne les a pas remplies. D'après un sondage Ipsos publié en 2017, 86% des Français ne l'ont pas fait non plus et la tendance semble identique en Mayenne.

À Saint-Ouen-des-Toits, Frédéric Prodhomme est notaire depuis trois ans dans cette commune. Sur ses trente mille clients environ, à peine dix ont procédé à cette démarche. "Je l'attribue à nos fondements sociétaux, à nos racines judéo-chrétiennes. Parler de la mort, c'est quand même quelque chose qui fait peur mais les directives anticipées ont le mérite d'exister. Il faudrait le faire savoir davantage et moi j'ai tendance à le préconiser aux gens" explique le professionnel. 

"Je demande à ce que l'on aille jusqu'au bout"

Évoquer la fin de vie, quel que soit l'âge est angoissant. Et pourtant dans un EHPAD du Sud-Mayenne où France Bleu Mayenne a pu rencontrer des résidents, le sujet est régulièrement abordé lors de réunions. Bernard, 76 ans va bientôt donner ses directives à sa famille. Et dans le cas où il devrait être soigné pour une maladie grave, sa réponse est claire. "Je demande à ce qu'on aille jusqu'au bout, ne pas arrêter les traitements et faire le maximum" déclare l'homme, paralysé. 

À l'inverse certains résidents ne veulent pas en entendre parler. Le sujet est encore sensible. Mais grâce ou à cause de l'affaire Vincent Lambert, Jocelyne une Mayennaise y a beaucoup réfléchi, elle qui rend visite à sa maman de 94 ans à l'EHPAD. "Écrire les directives anticipées soulage les gens qui restent. Les proches n'auraient pas de questions à se poser. Elles sauraient ce que la personne en fin de vie a décidé, ce serait donc beaucoup plus simple" estime Jocelyne. Une fois remplies, il est conseillé de transmettre les directives anticipées à son médecin et son notaire. "Mais les gens ont tendance à inclure ce genre de dispositions dans leurs testaments" ajoute Frédéric Prodhomme. "Je leur explique donc régulièrement que c'est trop tard, que ce n'est certainement pas dans le testament qui peut être ouvert plusieurs semaines après le décès, que l'on doit mettre des dispositions qui doivent être mises en œuvre de préférence du vivant de la personne" termine-t-il. 

Etre majeur

Le formulaire des directives anticipées est à retrouver sur le www.has-sante.fr ou sur solidarites-sante.gouv.fr. Toute personne majeure peut rédiger ses directives anticipées concernant sa fin de vie. Deux modèles vous sont alors proposés, comme le définit un décret de la loi Leonetti datant du 6 février 2006. La loi prévoit que les seules volontés de nature médicale constitueront des directives obligatoires pour les médecins qui s'occuperont de la personne en fin de vie. Le médecin, de même que tout autre professionnel de santé devra respecter les volontés exprimées dans les directives anticipées, s'il arrive un jour que la personne ne soit plus en état de s'exprimer. Le formulaire peut également être confié à un hôpital ou un établissement pour personnes âgées. 

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