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Santé – Sciences DOSSIER : L'affaire Vincent Lambert

Affaire Vincent Lambert : comment rédiger ses directives anticipées sur les soins en fin de vie ?

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

La famille de Vincent Lambert continue de se déchirer autour des traitements qui le maintiennent en vie. Pour éviter ce genre de conflit, une loi prévoit un dispositif pour écrire nos souhaits en cas de "perte définitive de conscience".

Grâce aux "directives anticipées", il est possible de mettre par écrit ce que l'on souhaite en cas de "perte définitive de conscience".
Grâce aux "directives anticipées", il est possible de mettre par écrit ce que l'on souhaite en cas de "perte définitive de conscience". © Maxppp - Alix Minde

France

Dix ans de bataille judiciaire et une famille toujours aussi divisée sur le sort de Vincent Lambert. Les traitements de l'homme devenu tétraplégique après un accident de la route ont repris mardi à Reims, conformément à la décision de la Cour d'appel de Paris, après le début de l'arrêt des soins. Ce rebondissement relance le débat sur la fin de vie en France. Confirmées dans la loi Claeys-Leonetti de 2016, les directives anticipées permettent d'éviter les conflits familiaux. On y met noir sur blanc ce que l'on souhaite en cas de "perte définitive de conscience" après un accident ou une détérioration de sa maladie.

Comment les rédiger ?

Une personne est en fin de vie lorsqu'elle est atteinte d'une affection grave et incurable, en phase avancée ou terminale, après un accident ou une grave maladie. Avant ça, il lui est possible de mettre noir si blanc si elle souhaite engager, limiter ou arrêter les traitements ou actes médicaux en cas de "perte définitive de conscience". 

Il suffit de rédiger les souhaits sur un papier libre, en y inscrivant son identité, la date du jour et signer le document. Un formulaire est aussi disponible sur le site du ministère de la Santé. Le nombre de connexions sur la page concernée a d'ailleurs connu un pic ces derniers jours, avec un nombre de visites 100 fois plus élevé qu'en temps normal mardi. Si l'on ne peut pas écrire, on peut faire rédiger ses directives anticipées par une tierce personne en présence de deux témoins. Un majeur sous tutelle doit le rédiger avec l'autorisation du juge ou du conseil de famille. 

Que faire de ce document ?

Le document est à remettre à un proche de confiance, à son médecin traitant, sa maison de retraite ou autre établissement de santé. Il est aussi possible de le glisser sur son dossier médical partagé, un carnet de santé sur Internet que l'on peut tous se créer.

Il est aussi possible de conserver le document chez soi, en n'oubliant pas de préciser à ses proches où il se trouve.

Les directives anticipées ont-elles une valeur légale ?

C'est la loi : les professionnels de santé doivent respecter les volontés écrites sur le document, mais elles sont simplement contraignantes. 

C'est-à-dire que le médecin n'est pas obligé de les appliquer dans deux cas : s'il les juge inappropriées par rapport à l'état dans lequel se trouve le patient, ou en cas d'urgence vitale, pendant le temps nécessaire à une évaluation complète de la situation.