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Santé - Sciences

Fin de vie : "Le midazolam est le médicament idéal" selon un syndicat de médecins charentais

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Par , France Bleu La Rochelle

Le ministère de la Santé a annoncé lundi que les médecins généralistes auront accès au midazolam d'ici quatre mois. Ce puissant sédatif sera vendu en pharmacie. Il permettra aux médecins de famille de pratiquer une "sédation profonde et continue" sur leurs patients en fin de vie.

Le midazolam, puissant sédatif, sera disponible en pharmacie d'ici quatre mois
Le midazolam, puissant sédatif, sera disponible en pharmacie d'ici quatre mois © Maxppp - Julio PELAEZ

Charente, France

Est-ce un pas de plus vers l'euthanasie ? Le midazolam, un puissant sédatif, sera bientôt accessible aux médecins généralistes. Le ministère de la Santé a annoncé lundi que ce médicament sera vendu en pharmacie "d'ici quatre mois".  Jusqu'ici, il était réservé à l'usage hospitalier. Ce tranquillisant est utilisé comme produit anesthésique et comme sédatif avant une opération. Désormais, il pourra être injecté aux personnes en fin de vie, hospitalisées à domicile. Les médecins de famille pourront ainsi pratiquer une "sédation profonde et continue" sur leurs patients. En Charente, la nouvelle est plutôt bien accueillie par les généralistes.

Soulager les douleurs des patients en fin de vie

"C'est une bonne nouvelle", réagit Gilles Raymond, président du syndicat des Médecins généralistes de Charente. Il a déjà utilisé le midazolam à plusieurs reprises, lorsqu'il exerçait en soins palliatifs. Il n'a aucun doute sur l'efficacité de ce médicament alors il félicite le fait que son utilisation soit élargie à des fins de vie à domicile."Le but n'est pas d'abréger les vies, tient à rappeler le médecin, mais d'accompagner et de soulager le patient jusqu'à sa fin de vie."

C'est le meilleur médicament qui existe pour ça. Sans l'usage du midazolam, les médecins généralistes sont obligés de bricoler avec d'autres médicaments qui sont moins efficaces.

Quand il injecte ponctuellement d'autres médicaments, Gilles Raymond raconte qu'il donne "une grosse dose d'un coup, qui va durer on ne sait pas combien de temps". Alors qu'avec le midazolam, il peut doser "très justement" et en continu, ce qui permet un suivi beaucoup plus précis. Mais pour l'ADMD, l'Association pour le droit de mourir dans la dignité, cette annonce du gouvernement n'est pas suffisante. 

L'ADMD souhaite la légalisation de l'euthanasie

Le délégué de l'ADMD en Charente, Jean-Michel Nivet, estime que cette annonce ne répond pas aux demandes des patients en fin de vie. "C'est une avancée pour les médecins et par les médecins. Mais on ne met jamais la personne en fin de vie au cœur des débats", regrette-t-il.

La personne en fait de vie devrait pouvoir définir cette dernière liberté. Lorsqu'on est atteint d'une maladie grave et incurable, on devrait pouvoir choisir le moment où on veut partir, mais partir debout, et non pas être à l'agonie pendant plusieurs heures voire plusieurs jours.

L'Association pour le droit de mourir dans la dignité estime que "le combat est loin d'être terminé". Elle continue de demander la dépénalisation de l'euthanasie.

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