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Santé – Sciences

Fin du numerus clausus : "cela ne règle pas le problème" pour les médecins tourangeaux

mercredi 5 septembre 2018 à 18:42 Par Yohan Nicolas, France Bleu Touraine

Pour les médecins d'Indre-et-Loire la fin du numerus clausus peut être une bonne chose, mais cela ne règle pas le problème du manque de médecins en zone rurale. Il faut aussi revoir la sélection dans les facultés, et prendre le problème dans son ensemble.

Le problème de la médecine libérale est plus global selon les professionnels d'Indre-et-Loire
Le problème de la médecine libérale est plus global selon les professionnels d'Indre-et-Loire © Maxppp - PQR/L'Est Républicain

Indre-et-Loire, France

Il existe depuis plus de 45 ans. Le gouvernement souhaite mettre fin au numerus clausus ainsi qu'au concours en fin de première année, tel qu'il existe actuellement. Le gouvernement veut mettre fin à ce système très sélectif qui limite le nombre de médecins en France grâce à un concours en fin de première année.  

A la Faculté de Médecine de Tours, sur 1.600 candidats en première année en filière "santé", 255 sont admis en deuxième année de médecine. Avec la fin du numerus clausus, le gouvernement espère pouvoir combler en partie les déserts médicaux, et pourvoir des postes dans les hôpitaux (il manque entre 19.000 et 20.000 médecins hospitaliers en France). 

Pour le docteur Gallipon, président du syndicat des médecins libéraux du Centre, c'est une mesure qui cache un vrai problème de vocation. "C'est une bonne chose parce qu'on pourra former plus de confrères, hospitaliers et libéraux, mais cela ne règle pas le problème. Ce qu'il faut c'est encourager les jeunes à choisir la médecine libérale. Mais cela devient compliqué. C'est donc un vaste plan qu'il faut imaginer". 

Il faut imaginer un vaste plan pour donner envie aux jeunes de choisir la médecine libérale

Le Docteur Gallipon estime par exemple qu'il faut revoir la sélection de certains profils d'étudiants en médecine, des profils moins scientifiques car actuellement, 97% des étudiants de première année arrivent avec un Bac S, dont 60% avec une mention Bien ou Très Bien. "J'ai été sur un profil scientifique pur et dur. On a formé une certaine élite, mais on a aussi besoin de professionnels qui ont de l'écoute, de l'empathie, du relationnel. Je connais des gens, des amis, qui ont échoué au concours mais qui auraient fait d'excellents médecins." 

Le Docteur Philippe Paganelli, le président de l'Ordre des Médecins d'Indre-et-Loire, estime aussi qu'il faut revoir la sélection des futurs médecins. Lui aussi n'est pas contre cette réforme, mais on ne réglera pas le problème avec la suppression du numerus clausus selon lui. "Les critères de sélection sont à revoir. Il ne faut pas que des critères scientifiques. Et puis on est confronté à un problème de places. On peut pas former d'un seul coup 400 futurs médecins au, lieu de 200."