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Santé – Sciences

Loi santé : fin du numerus clausus, quelles conséquences à l'Université de Rouen?

mercredi 27 mars 2019 à 4:31 Par Adrien Beria, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

La loi santé signe la fin du numerus clausus, qui limite le nombre d'étudiants en médecine. L'objectif du gouvernement: multiplier le nombre de médecins, pour offrir un meilleur accès aux soins sur l'ensemble du territoire. A Rouen, l'Université va devoir rapidement s'adapter à ces changements.

L'objectif de la réforme au long terme : 20% de médecins en plus
L'objectif de la réforme au long terme : 20% de médecins en plus © Radio France - Adrien Beria

Rouen, France

La loi santé a été votée à l'Assemblée nationale, mardi 26 mars. Une mesure phare: la fin du _numerus clausus_, qui limite chaque année depuis 1971 le nombre d'étudiants qui passent en deuxième année de médecine. 

Le but, selon la ministre de la santé Agnès Buzyn, augmenter à terme de 20% le nombre de médecins, et ainsi lutter contre les déserts médicaux. 

Métamorphose à l'Université de Rouen 

Auparavant, après le baccalauréat, tous les étudiants en santé suivaient la PACES (pour "première année commune des études de santé"). Avec cette réforme, la voie unique, c'est terminé, il y aura différentes routes pour accéder aux études de santé

Chaque université aura une latitude sur la manière de faire, mais à la faculté de Rouen, on semble se diriger vers un système où il y aurait deux voies d'accès

  • Une "majeure santé", où le programme serait sensiblement le même qu'en PACES, et d'où la majorité des futurs étudiants en médecine, pharmacie, dentaire et maïeutique devront être issus. 
  • D'autres filières (Biologie, Chimie mais également Droit ou Staps) où les étudiants suivraient des "mineures", des cours en lien avec la santé, ce qui leur permettrait de rejoindre le cursus santé dans la suite de leurs études.

C'est l'objectif de cette réforme : diversifier l'origine des étudiants en santé pour ne plus avoir seulement des profils "scientifiques". 

Combien de médecins ? 

Reste une question : en l'absence de numerus clausus, à terme, combien de médecins, de pharmaciens, de dentistes, de sages-femmes, l'Université de Rouen pourra-t-elle former chaque année ? 

Deux contraintes. La première est pratique, et dépend des capacités d’accueil de l'université (nombre de places en amphithéâtre, salles de travaux dirigés, intervenants disponibles, etc). La seconde dépend de l'ARS (Agence régionale de santé), qui, après une étude sur les besoins en médecins et autres professionnels en Normandie, conseillera un nombre d'étudiants à former