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Santé – Sciences

Fonderies du Poitou : l'association des victimes de l'amiante défendra son cas devant la Cour d'appel de Bordeaux

lundi 29 janvier 2018 à 5:09 Par Clémence Dubois-Texereau, France Bleu Poitou

Lors de l'assemblée générale de l'AFPA 86, l'association de défense des victimes de l'amiante aux Fonderies du Poitou fonte, les membres ont fait à nouveau part de leur volonté d'obtenir le classement du site d'Ingrandes comme site amianté.

Le site des Fonderies du Poitou à Ingrandes près de Châtellerault.
Le site des Fonderies du Poitou à Ingrandes près de Châtellerault. © Maxppp - Maxppp

Ingrandes, France

65 personnes sur les centaines voire les milliers d'employés qu'ont compté les Fonderies du Poitou fonte entre 1981 et 1996 sont aujourd'hui reconnues comme contaminées à l'amiante. Et pour l'AFPA 86, ce n'est pas assez. L'association compte en effet 250 membres. 

Le collectif a saisi la justice et notamment le tribunal administratif de Poitiers. Mais en mai dernier, c'est la désillusion. Le tribunal rejette la demande de classer le site des Fonderies comme usine amiantée. L'exposition a pourtant eu lieu 1982 à 1996, date à laquelle une loi interdit l'amiante. Selon l'avocat de l'association, 7% du personnel aurait été contaminé à l'amiante sur cette période. Et le but c'est bien de pouvoir avoir une retraite anticipée à 55 ans au lieu de 60 ans pour Joël Bourdilleau le président de l'AFPA 86 :"On veut pouvoir profiter un peu de notre vie. On ne veut pas être à la retraite et finir dans une boîte".  

Autre point de crispation, une loi qui date cette fois-ci de 1977. Elle limite l'usage de l'amiante à un certain taux, sinon, il faut des protections particulières. Des précautions qui manquent au dossier selon Jean Louis Macouillard leur avocat : "On devrait avoir des bordereaux de mesure d'air, de vérification des masques, toutes les mesures prises pour les salariés mais en réalité on ne trouve rien." 

Les salariés des Fonderies du Poitou espèrent bien obtenir gain de cause à Bordeaux. La date de l'audience n'est pas encore connue, mais les salariés aimeraient que leur dossier soit prioritaire et jugé dans l'année.