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Santé – Sciences

Forte baisse des ventes de tabac en 2018 en Limousin : chez les jeunes, "ce n'est plus à la mode"

lundi 14 janvier 2019 à 9:25 Par Fabienne Joigneault, France Bleu Limousin

Le tabac va-t-il disparaître de nos habitudes ? C'est une possibilité sérieuse, explique une tabacologue qui intervient à la Ligue contre le cancer de Haute-Vienne. Car les jeunes s'en détournent nettement.

Dominique ANTZENBERGER, tabacologue à la ligue contre le cancer, en Haute-Vienne
Dominique ANTZENBERGER, tabacologue à la ligue contre le cancer, en Haute-Vienne © Radio France - Nathalie Col

Haute-Vienne - France

Après le mois sans tabac en novembre, le début d'année est aussi un bon moment pour arrêter. "Essayer tout seul, c'est très bien, mais c'est quand même plus facile en se faisant aider", plaide Dominique Antzenberger, tabacologue et bénévole à la Ligue contre le cancer, qui répondait à 8h15 aux 3 questions de Nathalie Col. Il y a aussi un médecin qui intervient à l'association. "Nous proposons d'écouter les gens, de leur parler, et ce aussi longtemps que nécessaire".

L'argument financier... et surtout la santé !

L'an dernier, une baisse de près de 10% du volume de tabac vendu a été constatée. "Pour beaucoup, le prix incite à arrêter, et encore plus chez les femmes, qui culpabilisent plus", constate-t-elle, "c'est sûr que ça compte". C'est aussi la santé qui les motive. "J'ai beaucoup de quadragénaires qui constatent qu'ils commencent à tousser, qu'ils ont plus de mal à monter les escaliers", raconte Dominique Autzenberger, qui en rajoute en leur disant "que le cancer du poumon arrive vers la cinquantaine !"

Le gouvernement a aussi mis en place un plan qui prévoit le remboursement des substituts nicotiniques (patchs, gommes). "Cela aide, surtout les personnes qui n'ont pas beaucoup de revenus", note la tabacologue. 

Chez les jeunes, l'effet mode

L'accent est mis également sur la prévention, pour dissuader les jeunes de commencer à fumer. "Je vais dans les lycées, les collèges et vous savez, chez les jeunes, ce sont les marques qui comptent : il faut avoir le plus beau jean, les plus belles baskets. C'était un peu comme ça aussi avec les cigarettes, et maintenant les paquets sont tous pareils, moches, couleur caca, et ça a fait baisser la consommation chez les 15-18 ans !"

De là à espérer une génération non-fumeuse ? "La société française de tabacologie et de grands tabacologues espèrent qu'en 2022, 2030 au pire, il n'y aura plus de tabac du tout, ça ne sera plus du tout intéressant de fumer", explique Dominique Antzenberger, "malheureusement, ça se reporte dans les pays du tiers-monde et c'est catastrophique".

La Ligue contre le cancer de Haute Vienne propose des consultations gratuites d'aide au sevrage tabagique, gratuites et ouvertes à tous.