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Fouesnant : les sirènes de Beg Meil veulent un accès libre à l'océan

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Par , France Bleu Breizh Izel, France Bleu

En raison du confinement, l'accès aux plages est limité et les activités nautiques interdites. Dans le Finistère, l'association Beg Meil Paddle Cup s'oppose à ces mesures qu'elle estime injustifiées dans la lutte contre la propagation du coronavirus.

Les adhérentes de l'association se déguisent en sirènes pour faire entendre leurs chants.
Les adhérentes de l'association se déguisent en sirènes pour faire entendre leurs chants. - Crédit : Association Beg Meil Paddle Cup

Pratiquer le surf ou faire un footing sur la plage ne peuvent pas aggraver la propagation du coronavirus. C'est le point de vue de l'association Beg Meil Paddle Cup, à Fouesnant dans le sud Finistère. Ses adhérents s'opposent aux restrictions imposées par le confinement, et mènent plusieurs actions pour obtenir un accès normal à la mer.

Comme au premier confinement, le hashtag #RendezNousLaMer est de retour sur les réseaux sociaux. Une pétition rassemble plus de 20.000 signatures pour demander un libre accès à l'océan. L'association Beg Meil Paddle Cup s'inscrit dans ce mouvement de résistance.

Cette affiche est diffusée sur les réseaux sociaux sous le hashtag #RendezNousLaMer
Cette affiche est diffusée sur les réseaux sociaux sous le hashtag #RendezNousLaMer - Page Facebook de l'association Beg Meil Paddle Cup

Une lettre au couple présidentiel

Depuis plusieurs semaines, les adhérentes de l'association se déguisent en sirènes et défilent joyeusement sur les marchés du Finistère "pour faire entendre leurs chants". Un courrier sera bientôt adressé à Emmanuel Macron, mais aussi à son épouse Brigitte "pour connaître son point de vue en tant que femme". L'association interpelle également tous les élus locaux pour demander l'arrêt de ces mesures de restriction.

Ces amoureux de la mer critiquent l'interdiction des sports nautiques, et en particulier l'accès à la mer limité aux personnes qui habitent à moins d'un kilomètre. C'est une mesure contre-productive d'un point de vue sanitaire, dit Vanessa Le Reste, la présidente de l'association Beg Meil Paddle Cup : "On ne comprend pas pourquoi une petite mamie qui est habituée à aller se baigner régulièrement dans la mer ne peut pas continuer à le faire, parce qu’elle habite à 2 kilomètres de la côte. Au lieu de ça, elle se retrouve sans activité physique, elle dépérit, assise sur son canapé, à regarder des émissions souvent anxiogènes."

"Le sport en plein air, c'est la santé"

"Dans cette période de fin d'année, on ne croise presque personne sur les plages, ajoute Vanessa Le Reste. Donc, ça ne peut pas propager le virus. Au contraire, le sport en plein air, c'est la santé. Cela renforce les organismes et ça détend. On ne comprend pas pourquoi on ne donne pas aux habitants du bord de mer, tous les moyens pour lutter contre cette terrible épidémie, en boostant leur système immunitaire."

L'association bretonne estime que ces restrictions sont d'autant plus incompréhensibles que les plages de la région sont grandes, souvent étendues sur des kilomètres, ce qui limite les risques de densité de population sur cette zone.

L’association demande donc l’abrogation de la limite d'un kilomètre des plages, mais aussi l’autorisation des sports nautiques. Louise est adhérente de l'association Paddle Cup, à Brest. Elle s'oppose à ces restrictions, et assume : "Moi, je ne respecte pas cette règle du kilomètre pour pratiquer la course à pied, dit-elle. Je n’ai pas l’impression de mettre en danger qui que ce soit, en dérogeant à cette règle, sachant que je cours seule. Et les piscines étant fermées, je vais me baigner dans la mer, dans une eau à 14 degrés, au risque de recevoir une amende de 135 euros. Je le fais dans un souci d’équilibre et de bien-être."

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