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Dossier : Coronavirus Covid-19

Françoise Salvadori : "Ce déconfinement est assez précipité"

Lundi 3 mai. Première étape du déconfinement annoncé par le président Macron, avec la fin des restrictions de déplacement et le retour des collégiens et lycéens en classe. Est-ce qu'on va trop vite ? c'est l'avis de notre invitée, experte en virologie à l'université de Bourgogne.

Françoise Salvadori experte en immunologie et en virologie à l'université de Bourgogne
Françoise Salvadori experte en immunologie et en virologie à l'université de Bourgogne © Radio France - Arnaud Racapé

Le déconfinement première partie, c'est ce lundi : fini les restrictions de déplacement, fini les 10 kilomètres autour de chez soi, on peut se rendre dans les autres régions sans attestations. Elle reste valable et obligatoire en revanche pendant le couvre feu entre 19h et 6h du matin. 

"Le temps, ça se rattrape, mais pas les vies"

"Il faut rester prudent", réagit Françoise Savaldori, maître de conférence en immunologie et en virologie à l'université de Bourgogne. "Je pense qu'il est assez précipité. On paie le fait que ce dernier confinement a été trop tardif selon moi, et donc on est monté très haut, et maintenant forcément ça va être difficile de redescendre très bas. Je pense qu'il aurait fallu confiner bien avant, on a perdu deux mois. Le temps, on pourrait toujours dire que ça se rattrape, mais pas les vies."

Pour l'experte, le politique prend le pas sur le médicale dans les dernières décisions du gouvernement : "Ce qui m'ennuie, c'est qu'on commence à dire qu'on va freiner  le dispositif de déconfinement dès lors qu'on est à plus de 400 en taux d'incidence, or c'est déjà le cas par endroits ! C'est une promesse politique qui a été faite aux Français, c'est donc une décision politique" que de déconfiner.

La vaccination, une question de proportion

A quand la fin des gestes barrières ? Eh bien à moins d'assister à une fin brutale de l'épidémie, - tout est possible selon elle - Françoise Salvadori répond par un chiffre : 80%. C'est au minimum la couverture vaccinale à atteindre pour penser à relâcher les gestes barrières dans le pays. "On en est très loin, mais une grande partie des gens vulnérables sont vaccinés, la mortalité dans les Ehpads chute de façon drastique, il faut le souligner. Maintenant, il faut atteindre une couverture maximale jusqu'à l'été si on veut vivre normalement."

A ce titre, l'installation du vaccinodrome au Zénith de Dijon "est très utile, très efficace, en revanche la Côte-d'Or est un grand département, relativement âgé dans les campagnes, donc il faut aller vers les gens." Comprenez les gens éligibles à la vaccination, mais qui n'ont toujours pas reçu la moindre injection.

A propos de l'efficacité des vaccins, nul ne sait évidemment ce qu'il en sera face aux variants, indien en particulier, mais "on a de plus en plus de preuves scientifiques dans les pays qui ont énormément vacciné, qui montrent que le vaccin diminue beaucoup la transmission, mais pas à 100%. C'est pour cela que pour le moment, vu notre faible couverture vaccinale, malheureusement il faut continuer les gestes barrières. Dans une assemblée familiale où tout le monde est vacciné avec deux doses, on peut se relâcher quand même."

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- © Visactu
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