Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Santé – Sciences

Les risques cardiovasculaires désormais dépistés en pharmacie dans le bassin minier

-
Par , France Bleu Nord

L'agence régionale de santé finance une campagne de prévention inédite. Les patients à risque peuvent se faire dépister gratuitement. Le but : réduire le taux de mortalité prématuré lié aux maladies cardiovasculaires, très élevé dans la région.

Dépistage à la pharmacie de la Sensée à Aubigny au Bac le 2 avril 2019.
Dépistage à la pharmacie de la Sensée à Aubigny au Bac le 2 avril 2019. © Maxppp - Séverine Courbe

Avion, France

Fin mars, l’Agence régionale de santé (ARS) et l’union régionale des professionnels de santé – pharmaciens (URPS)  ont lancé une campagne de prévention unique en France. Elle concerne les maladies cardiovasculaires. Pendant cinq ans, plus de 700 pharmacies du bassin minier et du Cambrésis sont invitées à proposer un dépistage gratuit pour les personnes à risque.

Pour l'instant, une centaine de pharmacies participe à cette opération financée par l’Agence Régionale de Santé. L’enjeu est de taille : pour ces maladies les Hauts-de-France ont un taux de mortalité prématurée supérieur de 35 % à la moyenne nationale.

Thierry Boucher, pharmacien à Avion près de Lens

"Cela concerne des hommes de plus de 40 ans ou des femmes de plus de 50 ans qui ont d’autres facteurs de risque : le tabac, le surpoids, des antécédents familiaux de maladies cardio-vasculaires" précise Thierry Boucher, pharmacien à Avion, près de Lens. Ce dépistage consiste en un série de tests effectués par le pharmacien ou la pharmacienne dans une salle aménagée spécialement.

Le test gratuit dure quinze minutes

IMC, taux de glycémies, tensions, questionnaire sur la qualité de vie : en quinze minutes, les risques sont évalués.  "Quand on prend une tension et qu’on arrive à 17/18, il y a un problème" explique Thierry Boucher. Si les résultats sont inquiétants, le dossier est rapidement transmis à un médecin qui prend en charge le patient. "Notre action c’est juste du repérage, on n’est pas là pour soigner. On est persuadé que la prévention est importante, ça limite l’évolution des pathologies" poursuit-il

Depuis 2009 et la réforme relative aux patients, à la santé et aux territoires, les pharmacies contribuent à la prévention et au dépistage. Vaccin contre la grippe, maladie rénale, insuffisance cardiaque ou diabète, les exemples sont nombreux. Graziella a 49 ans et pour elle, ces nouvelles missions des pharmacies sont très pratiques : "Prendre rendez-vous chez le médecin juste pour ça je trouve ça ridicule". 

Si les pharmacies étendent  leur champ d’action, elles ne prennent pas pour autant la place des médecins selon Thierry Boucher : "Les pharmaciens sont une porte d’accès facile pour la population, mais on ne prend pas le travail du médecin, on renvoie vers le médecin pour essayer  d’améliorer la santé publique dans ce bassin de vie." 

En 2016, une quarantaine de  pharmacies avaient déjà participé à une expérimentation sur le secteur de Lens. Plus de 450 patients avaient été dépistés.

Le reportage France Bleu Nord

Choix de la station

France Bleu