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Santé – Sciences

Gers : le coup de gueule du chef de service de l'hôpital de Condom

L'inquiétude des professionnels de santé autour de Condom dans le Gers. Après la suppression de la structure mobile d'urgence et de réanimation, la réduction de la permanence des généralistes, les urgences de nuit de l'hôpital seraient elles aussi menacées.

Les urgences de l'hôpital de Condom dans le Gers
Les urgences de l'hôpital de Condom dans le Gers © Maxppp - SEBASTIEN LAPEYRERE

Condom, France

Les urgences de nuit pourraient fermer à l’hôpital de Condom, dans le Gers. C'est ce que prévoit l'Agence Régionale de Santé, selon les médecins du secteur. Si cette décision venait à se confirmer, elle serait catastrophique pour la santé des Gersois. Si les urgences de nuit ferment, ce sont plus de 45.000 habitants du nord du département qui pourraient être privés de soins d'urgence. 

Jean-Pierre Larché, chef de service de médecine de l’hôpital de Condom redoute le pire : "Quelqu'un peut très bien débarquer aux urgences avec un infarctus et il n'y aura personne pour le voir et l'orienter. Ça veut dire que la seule solution en cas de problème la nuit, c'est l'hôpital d'Agen ou d'Auch, qui se situent à 45 minutes donc on est hors délai."

Une décision qui semble d'autant plus "aberrante" pour ce professionnel de santé que les urgences de l'hôpital de Condom "fonctionnent avec un taux d'augmentation de plus de 10% l'année dernière. On est à presque 9.000 passages annuels, avec un fonctionnement d'environ 25 passages jour et un quart de l'activité se fait la nuit"

On ne pas se contenter d'avoir un seul hôpital

Selon Jean-Pierre Larché, cette fermeture, si elle devait se produire, renforcerait la discrimination de prise en charge des patients : "La gestion des soins en France, sur tous ces territoires qui sont désertifiés et dépeuplés est injuste. C'est une décision qui ne peut pas s'appliquer à une zone déjà désertifiée. Le Gers c'est 190.000 habitants, on ne pas se contenter d'avoir un seul hôpital sur une surface pareil ! C'est totalement illogique ! Les règles qui s'appliquent aux grandes villes ne peuvent pas s'appliquer aux zones désertifiées comme chez nous. Il y a une désertification médicale, mais il y a un éparpillement, un vieillissement de la population et c'est complètement inadéquat avec la situation ou alors on veut véritablement faire une discrimination aux traitements."

Actuellement, les urgences de l’hôpital de Condom accueille une urgence vitale tous les deux jours. Le SMUR nocturne de Condom, la structure mobile d'urgence et de réanimation, a déjà été supprimée par l'ARS il y a plus d'un an. Depuis le 1er avril, la permanence des généralistes ne va plus jusqu’à minuit, mais s'arrête à 22h.