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Santé – Sciences

Gironde : plus de 70 dossiers de plaignants dans l'affaire du Levothyrox

mercredi 10 janvier 2018 à 0:58 Par Seina Baalouche, France Bleu Gironde et France Bleu

Une réunion publique sur le médicament a réuni une centaine de personnes ce mardi soir à Bordeaux. En Gironde, plus de 70 dossiers ont été déposés à l'avocat Christophe Leguevaques dans le cadre d'une action collective nationale contre les laboratoires Merck dans l'affaire du Levothyrox.

En France, le Levothyrox est pris quotidiennement par trois millions de personnes
En France, le Levothyrox est pris quotidiennement par trois millions de personnes © Maxppp - maxppp

Bordeaux, France

Une réunion publique sur le Levothyrox a réunis une centaine de personnes hier soir à l'Athénée municipal à Bordeaux. Elle a été organisée, entres autres, par l'Association Vivre sans la Thyroide.  En France, plus de 700 dossiers ont déjà été déposés au tribunal dans le cadre d'une action collective contre les laboratoires Merck dans l'affaire du Levothyrox. Le médicament susceptible de soigner les problèmes de thyroïde. Une affaire qui a débuté en mars 2017 lors de l'arrivée sur le marché d'une nouvelle formule de ce médicament administré à trois millions de personnes.  Des patients se sont plaints d'effets secondaires importants.

"Je faisais des insomnies et j'avais des bouffées de chaleurs"

C'est le cas en Gironde : sur le département 300 patients se sont manifestés auprès de Me Christophe Leguevaques et plus de 70 dossiers de plaignants lui ont été remis. L'avocat basé à Toulouse se veut le porte parole des plaignants. Nadège Larroumet en fait partie. Cela fait 17 ans que cette habitante de Bazas ( sud Gironde) prend du Levothyrox. En juin dernier, trois mois après le changement de formule du médicament, la patiente affirme avoir des effets secondaires : "je faisais des insomnies, j'avais des bouffées de chaleurs, je pensais que j'étais en ménopause à 42 ans et en fait j'ai seulement compris ce qui m'arrivait au mois septembre".  

Au mois de septembre dernier, la ministre de la santé Agnès Buzyn annonce que l'ancienne formule du médicament est de nouveau accessible en pharmacie. Elle s'appelle désormais Euthyrox mais il est très difficile de s'en procurer en France selon la patiente qui se dit obligée de "se fournir à l'étranger". Me Christophe Laguevaques confirme  : "on nous dit qu'il y a 200.000 produits de l'ancienne formule qui sont arrivés en France mais personne ne les as vus en pharmacie. Ni les pharmaciens et encore moins les malades."

Une action collective contre les laboratoires Merck

C'est pour ces raisons que Nadège Larroumet, a décidé de déposer un dossier de plainte, en décembre dernier, dans le cadre d'une action collective contre les laboratoires Merck. Me Christophe Leguevaques est à l'origine de l'initiative et l'un des organisateurs de la réunion d'information à Bordeaux. 

En France, on estime qu'il y a entre 150.000 et 200.000 personnes qui sont malades à cause du Levothyrox - Me Christophe Leguevasques

"Ces personnes, dispersées sur le territoire national, qui ne se connaissent pas, ont le souhait de pouvoir s'unir pour peser sur les décisions, être indemnisées mais aussi être respectées et qu'enfin les pouvoirs publics et Merck entendent leurs plaintes." L'avocat poursuit : "C'est un procès pour défaut d'information contre le laboratoire Merck parce qu'il cherche à créer la confusion dans les esprits. Avec le changement de nom des médicaments, on ne sait plus si c'est l'ancienne ou la nouvelle formule. Tout cela fait partie d'un grabuge que Merck essaye d'entretenir pour faire en sorte que les malades se désolidarisent et abandonnent le combat. Mais le combat ne fait que commencer" 

L'avocat a déjà reçu plus de 70 dossiers de plaignants sur la Gironde et 3500 sur toute la France. Le procès est programmé pour le mois d'octobre au tribunal d'Instance de Lyon.

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