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Glyphosate : des agriculteurs de l'Indre font tester leurs urines, les résultats se révèlent négatifs

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Par , France Bleu Berry

Les agriculteurs de la FDSEA 36 ont présenté ce mardi 10 mars à Châteauroux, les résultats de leurs tests d'urine pour détecter la présence de glyphosate dans leur organisme. Les taux sont bien moins importants que ceux des "pisseurs volontaires", tous testés positifs. Explications.

Joël Guillemain (deuxième à gauche), toxicilogue, et des agriculteurs de la FDSEA 36
Joël Guillemain (deuxième à gauche), toxicilogue, et des agriculteurs de la FDSEA 36 © Radio France - Béatrice Chot-Plassot

Face aux critiques dont le glyphosate fait l'objet, les agriculteurs de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) de l'Indre ont voulu prendre les choses en main. 

En juin dernier, le mouvement des "pisseurs volontaires" révélait qu'après étude de leurs urines, ils avaient tous des traces de l'herbicide dans leur organisme. Jusqu'à 2,274 nanogrammes par millilitre d'urine. Des chiffres qui les inquiétaient tellement qu'ils ont porté plainte en octobre. 

Plus de 100 personnes testées

Les agriculteurs, qui s'estiment "les premiers concernés par l'utilisation du glyphosate" ont également voulu savoir ce qu'il en était. Une centaine d'exploitants, membre de la FDSEA 36, des Jeunes Agriculteurs 36 et du CETA de Champagne Berrichonne, ont soumis en janvier 2019 des échantillons d'urine à trois laboratoires qui utilisent deux méthodes de tests différentes. 

Car c'est bien la méthodologie que les agriculteurs de la FDSEA remettent en cause. Il existe deux tests différents pour détecter la présence de l'herbicide dans les urines : le test ELISA et la chromatographie. Le premier est moins cher que le second, et est considéré comme "plus sensible, moins discriminant" selon Joël Guillemain, toxicologue et membre du haut Conseil des Biotechnologies. Autrement dit, il est plus probable de trouver des traces de glyphosate avec ELISA qu'avec la chromatographie. C'est la méthode utilisée par les "pisseurs volontaires". 

Pour en revenir aux résultats, seuls 2% des agriculteurs testés par chromatographie ont une présence avérée d'herbicide dans leur organisme. Pour le test ELISA, c'est jusqu'à 83% des personnes testées qui sont positives au glyphosate. Le grand écart donc. 

Joël Guillemain rappelle qu'il faut prendre tous ces résultats avec beaucoup de précaution : "On est face à des résultats discordants. [...] Il n'est pas question de dire que le glyphosate est un produit anodin. Mais les résultats qui nous sont donnés, y compris ceux des "pisseurs involontaires", nous laissent penser que le glyphosate ne présente pas de risque par rapport à toutes les données toxicologiques dont on dispose." La définition de risque étant liée, selon lui, à la notion d'exposition au produit. 

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