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Santé – Sciences

Glyphosate : les Landais appelés à faire tester leurs urines

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Par , , France Bleu Gascogne

Après plusieurs départements, dont la Gironde, la campagne glyphosate, campagne nationale lancée par les faucheurs de l'Ariège, qui consiste à faire analyser ses urines, commence dans les Landes. Une première réunion d'information a lieu ce jeudi soir à Dax.

La campagne glyphosate est une campagne nationale lancée au départ par les faucheurs de l'Ariège
La campagne glyphosate est une campagne nationale lancée au départ par les faucheurs de l'Ariège © Maxppp - NATHALIE SAINT-AFFRE

Département Landes, France

Les Landais sont à leur tour appelés à faire tester leurs urines et à porter plainte pour faire interdire le glyphosate. Ce jeudi soir, la campagne glyphosate, campagne nationale lancée au départ par les faucheurs de l'Ariège, commence dans les Landes avec une première réunion d'information au cinéma le Grand Club de Dax, à 19h30. 

L'objectif est de convaincre un maximum de Landais de faire un prélèvement d'urines qui sera analysé par un laboratoire pour détecter la présence de glyphosate et ensuite de porter plainte contre ceux qui ont permis la mise sur le marché des pesticides entre 2017 et 2018, c'est à dire les fabricants et les autorités européennes.

Prélèvements à partir de septembre

Jusqu'à la fin du mois de juin, les différentes associations, relais de cette campagne glyphosate, vont tenir des réunions d'information dans le département pour expliquer la procédure et tenter de recruter un maximum de volontaires pour faire ces prélèvement d'urines. 

Les prélèvements seront ensuite organisés à partir de septembre. Pour que les résultats ne soient pas contestés, même s'ils le seront c'est sûr, les prélèvements seront effectués sous contrôle d'huissier. Les prélèvements se feront par groupe de 20 personnes, en maillot de bain pour que l'huissier puisse constater qu'il n'y a pas de triche, comme une pipette de glyphosate. Ensuite, les prélèvements seront envoyés à un laboratoire allemand. 

L'opération a bien sûr un coût financier : 85 euros pour le prélèvement d'urines, 50 euros pour les frais de justice. Dans les Landes, déjà 150 personnes seraient déjà volontaires, soit plus de 20.000 euros. Ceux qui veulent ou peuvent payer le feront, sinon les organisateurs vont lancer un financement participatif. 

Nous sommes tous pesticidés - Sylvie Lalagüe

L'association "Nous voulons des coquelicot Dax" est à l'origine de cette action dans le département. Sylvie Lalagüe, la présidente de cette association qui milite pour l'interdiction des pesticides, ne s'attend pas à être surprise par les résultats des prélèvements : "Aujourd'hui, il y a environ 1.800 prélèvements d'urines qui on été effectués. Tous, sans exception, sont revenus positifs au glyphosate. En moyenne, 15 fois supérieurs au taux admissible dans l'eau potable. Et c'est aussi l'objectif de la campagne, montrer que où que l'on soit, quelques soient nos habitudes, nous sommes tous pesticidés." 

Parmi les volontaires, Florence Portugal, fleuriste indépendante à Dax. Elle a décidé de faire analyser ses urines : "J'ai ce métier de fleuriste, je touche obligatoirement du pesticide dans les tiges des fleurs. A un moment, il faut que les responsables payent."