Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Santé – Sciences

Glyphosate : les tests d'urine s'organisent dans la Loire avant une action en justice

-
Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Le glyphosate est au centre de la lutte générale contre les pesticides menées par des militants de tous bords depuis des mois. Des campagnes de tests d'urine voient le jour dans la Loire pour contribuer à une action en justice basée sur des plaintes individuelles portées collectivement.

Une campagne de test organisée dans l'Aude en février.
Une campagne de test organisée dans l'Aude en février. © Maxppp - Claude Boyer

Loire, France

Laurent Pinatel est l'invité de France Bleu Saint-Étienne Loire ce lundi, au lendemain de la fermeture du Salon de l'Agriculture. Le porte-parole de la Confédération paysanne dont l'un des combats et la lutte contre le glyphosate, un herbicide dont les conséquences sont extrêmement néfastes. L’État Français peine à prendre une décision claire concernant ce glyphosate. Emmanuel Macron devait l'interdire à partir de 2021 mais l'herbicide fera finalement l'objet de dérogation. 

Pour tenter d’accélérer les choses, des militants ont lancé une grande campagne d'analyses d’urines pour rechercher des traces de ce principal marqueur de notre ingestion quotidienne de pesticides. Le but est de porter l'affaire en justice et d'attaquer l'Etat pour mise en danger de la vie d'autrui. Pour l'instant, un millier de personne ont testé leur urine dans toute la France.  22 en début d'année à Pélussin. Et toutes ont été positives à la molécule du glyphosate, à des taux qui parfois sont jusqu'à 20 fois supérieur au taux accepté dans l'eau potable. 

Une fois ce test réalisé, un dépôt de plainte se fait individuellement car il n'est pas possible de faire des "class actions" comme aux Etats-Unis, des actions collectives en justice. Toutes les plaintes sont donc identiques afin qu'elle puissent être rassemblées dans la même procédure. En l’occurrence c'est la mise en danger de vie d’autrui qui est mise en avant. Objectif final : que les plaintes soient jugées toutes ensemble au Pôle Santé Publique du Tribunal de Grande Instance de Paris.

Norbert Bossu, le référent de la Campagne Glyphosate dans la Loire : "Nous sommes traversés par le glyphosate, par ce poison. Nous l'avons choisi comme molécule témoin car c'est l'herbicide le plus répandu. Mais l'objet de la plainte concerne la mise sur le marché de tous les pesticides. Il y a mise en danger de la vie d'autrui et nous demandons la protection de l'Etat. Comme il y a dans le domaine 3 pas en avant puis 4 pas en arrière, il nous a semblé que la justice était un bon moyen de faire pression sur nos décideurs politiques".

À savoir 

  • Une matinée de prélèvement aura lieu à Lyon le mercredi 13 mars dans le quartier de la Halle Tony Garnier.
  • La prochaine réunion publique et la prochaine vague de test d'urine dans la Loire aura lieu à Saint-Chamond en avril.
  • Chaque test coute 135 euros qui comprennent l'analyse en laboratoire et le paiement d'un huissier pour valider l'authenticité du test.
Choix de la station

France Bleu