Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Santé – Sciences

Glyphosate : une enquête parlementaire estime que "rien ne prouve" sa cancérogénicité

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

L'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques doit rendre ce jeudi un rapport d'évaluation des risques sanitaires liés au glyphosate. Le texte cherche à rassembler ce que l'on sait aujourd'hui du produit. Selon le rapport, rien ne prouve que la molécule est nocive.

La Campagne Glyphosate a permis à près de 2.000 Français de faire analyser leurs urines.
La Campagne Glyphosate a permis à près de 2.000 Français de faire analyser leurs urines. © Radio France - Benjamin Mathieu

Occitanie, France

C'est un rapport qui devrait relancer une nouvelle fois le débat sur le glyphosate. L'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, composé de 16 sénateurs, rend ce jeudi un rapport d'évaluation des risques sanitaires liés au glyphosate. Attention, il ne s'agit pas d'un rapport sur la dangerosité de ce pesticide. Le texte cherche simplement à rassembler ce que l'on sait aujourd'hui du produit. Après 14 mois de travail et plus de 70 auditions, les sénateurs de l'Office estiment qu'il n'y a rien, à ce jour, qui prouve la cancérogénicité du glyphosate. 

Pourtant, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) l'a classé comme "cancérogène probable" en mars 2015. 

"Le glyphosate, c'est un peu le Alexandre Benalla des pesticides" - Pierre Médevielle

"On rend le glyphosate responsable de tous les maux, explique Pierre Médevielle, sénateur centriste de Haute-Garonne, qui fait partie de l'Office. Or, ça fait plus de deux ans que je travaille sur la molécule et je n'ai pas vu une seule étude scientifique qui prouve la cancérogénicité du produit."

Les opposants au glyphosate estiment que le rapport n'apporte rien de nouveau. Et certains craignent les conflits d'intérêts, comme Eric Andrieu, eurodéputé PS et président de la Commission pesticides au parlement européen. "Il faudrait, pour une fois, mettre autour d'une table des scientifiques exempts de tout soupçon de conflits d'intérêts parce qu'il s'agit de la santé humaine."

Le collectif Campagne Glyphosate a lancé une série d'analyses d'urines, en Ariège puis dans toute la France. Le but est de constater les traces de l'herbicide. "Plus de 2.500 citoyens volontaires ont fait analyser leurs urines dans tout le pays, rapporte Jacques Dandelot, du collectif. Et aucune personne n'échappe aux traces de glyphosate. Tout le monde en a."

Des centaines de plaintes ont été déposées partout en France, pour "mise en danger de la vie d'autrui".