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Santé – Sciences

À Dijon, les urgences s'invitent au "Grand débat"

dimanche 10 mars 2019 à 18:06 Par Stéphane Parry, France Bleu Bourgogne

Services saturés, médecins au bord de la crise de nerf, les urgences ont de plus en plus de mal à faire face à l'afflux de patients. Dans le cadre du Grand Débat, à Dijon, "Samu-Urgences de France" donne la parole aux citoyens et professionnels de santé pour recueillir les avis sur les urgences.

En 2018, le service des urgences du CHU de Dijon a accueilli 49 000 patients
En 2018, le service des urgences du CHU de Dijon a accueilli 49 000 patients © Radio France -

Dijon, France

C'est quoi pour vous une urgence médicale ? que souhaitez-vous demain pour les services d'urgence de vos hôpitaux ? Voilà le genre de questions auxquelles vont essayer de répondre les citoyens et les professionnels de santé ce mardi 12 mars à Dijon à l'occasion d'un grand débat organisé par le SAMU- Urgences de France, l'organisation professionnelle des services d'urgence. 

Un tiers des patients viennent le week-end 

En 2018, les urgences du centre hospitalier universitaire de Dijon ont accueilli 49.000 patients, soit 140 personnes en moyenne chaque jour, un chiffre plutôt stable par rapport à 2017. Ce qui préoccupe les médecins urgentistes, c'est qu'un tiers des patients viennent le week-end et qu'un patient sur cinq est accueilli entre 20 heures et minuit. La nuit, c'est là qu'il y a moins de médecins de garde, six en comptant le SMUR et le Centre 15, contre onze médecins de garde en journée. 

Quatre patients sur dix qui se présentent aux urgences devraient être pris en charge autrement

Si l'on en croit le Samu Urgences de France, près de la moitié des personnes qui se présentent aux urgences devraient être pris en charge ailleurs. "Il faut revoir la problématique de _l'orientation du patient_, en amont avant son arrivée aux urgences," déclare le docteur Sébastien Mirek, médecin anesthésiste urgentiste au CHU de Dijon. "Il y a aussi le problème de la destination du patient, en aval, quand c'est une personne âgée, elle va rester dans le service des urgences."

Les chiffres le prouvent : une personne sur cinq accueillie aux urgences au CHU de Dijon a plus de 75 ans. Ce qui préoccupe aussi les urgentistes, c'est l'augmentation des appels au urgences. Chaque jour, ce sont 700 appels qui arrivent au Centre 15.  

A quoi doivent servir les services d'urgences, quelles sont les attentes des citoyens et comment y répondre ? C'est à ces questions que l'organisation professionnelle vous propose de répondre lors ce débat sur les urgences, ce mardi 12 mars à la salle du Petit Citeaux à Dijon.     

Le docteur Sébastien Mirek, médecin anesthésiste au CHU de Dijon  - Radio France
Le docteur Sébastien Mirek, médecin anesthésiste au CHU de Dijon © Radio France - Stéphane Parry

Le docteur Sébastien Mirek, médecin anesthésiste au CHU de Dijon répond ce lundi à 6 h 23 et 7 h42 sur France Bleu Bourgogne à trois idées reçues sur l'attente dans les services d'urgence.