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Santé – Sciences

Grande-Synthe : une grande enquête pour en savoir plus sur les perturbateurs endocriniens

mercredi 29 novembre 2017 à 20:02 Par Matthieu Darriet, France Bleu Nord

Ils ont des effets indésirables sur notre système hormonal. Les perturbateurs endocriniens, que l’on trouve dans ce que l’on boit, que l’on mange ou l'air que l'on respire, sont au cœur d’une vaste étude scientifique lancée à Grande-Synthe (Nord).

Au centre de santé de Grande-Sythne, les habitants volontaires viennent se faire prélever une mèche de cheveux
Au centre de santé de Grande-Sythne, les habitants volontaires viennent se faire prélever une mèche de cheveux © Radio France - Matthieu Darriet

Grande-Synthe, France

Pour évaluer le niveau de contamination des habitants de Grande-Synthe, du fait des perturbateurs endocriniens la ville a lancé une étude sur 400 de ses habitants. Le centre de santé prélève une mèche de cheveux chez des adultes et des enfants volontaires.

Une mèche de cheveux est prélevée sur les volontaires de cette étude sur les perturbateurs endocriniens. Les cheveux sont un bon marqueur de nos contaminations. - Radio France
Une mèche de cheveux est prélevée sur les volontaires de cette étude sur les perturbateurs endocriniens. Les cheveux sont un bon marqueur de nos contaminations. © Radio France - Matthieu Darriet

Ces échantillons partiront dans un laboratoire qui proposera ensuite des résultats collectifs, une sorte de photographie des contaminations des habitants de Grande-Synthe. Mais la commune peine à trouver des volontaires : il en manque encore une cinquantaine, pour les adultes et une centaines, pour les enfants.

Des perturbateurs présents aussi dans l'air

Au delà des habitants de Grande-Synthe, nous sommes tous concernés par les perturbateurs endocriniens, c’est ce que démonte une étude qui vient d’être publiée, par Atmo. Elle concerne, les perturbateurs retrouvés dans l’air que nous respirons.

70 molécules différentes ont été identifiées, en ville comme à la campagne et en toutes saisons. Il en ressort une présence majoritaire des phtalates, ces plastifiants qui sont très présents dans de nombreux produits de consommation courante et dans les cosmétiques. Ils sont suivis par les HAP, les hydrocarbures aromatiques, issues du chauffage de nos maisons et du trafic routier.

Ces résultats ne montrent pas de différence majeure avec ceux d'Ile-de-France. C'est une espèce de bruit de fond de pollution, qui est démultiplié à l’intérieur. L’étude s’est intéressé à une école et des bureaux, où les concentrations de perturbateurs peuvent être jusqu’à 90 fois plus élevées qu’à l‘extérieur. Aérer reste donc la meilleure défense contre ces substances aux effets indésirables sur notre santé.

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