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Dossier : Coronavirus Covid-19

Grenoble : une nouvelle génération de Synchrotron pleinement mobilisée dans la recherche liée au coronavirus

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Par , France Bleu Isère

C'est une première mondiale : une toute nouvelle génération de synchrotron s'installe à Grenoble, ce qui fait de l'équipement isérois le plus puissant du monde, grâce à des rayons X plus précis. Cette technologie a aussi été mise au service de la recherche médicale liée à la crise du coronavirus.

Le synchrotron à Grenoble, un microscope géant en passe de devenir l'un des plus performant au monde.
Le synchrotron à Grenoble, un microscope géant en passe de devenir l'un des plus performant au monde. - ESRF/S.Candé

C'est un projet d'envergure qui donne à Grenoble une place encore plus importante au sein de la communauté scientifique internationale. A partir du 25 août prochain, une toute nouvelle technologie de rayons X va s'installer au Synchrotron, à la disposition des scientifiques, multipliant ainsi les performances en faisant de la structure grenobloise la plus puissante du monde

Vingt-deux pays se sont associés pour permettre la mise en place de cette quatrième génération de Synchrotron à Grenoble, pour un budget de 150 millions d'euros étalé entre 2015 et 2022. Cela faisait 20 mois que l'anneau s'était arrêté pour être remplacé. "C'est une sorte de microscope géant qui produit des rayons X. La nouveauté c'est qu'on pourra avoir un faisceau de rayons X beaucoup plus intense, beaucoup plus fin, un peu comme un laser. Cela permet de faire des images beaucoup plus précises" nous explique Jean Susini, directeur de recherche scientifique à l'ESRF de Grenoble (le Synchrotron européen).

"Avec cette nouvelle génération, on va reprendre un leadership et le Synchrotron de Grenoble va être le plus performant au monde" - Jean Susini, directeur de recherche scientifique à l'ESRF de Grenoble

Le synchrotron de Grenoble en passe de devenir l'un des plus puissants du monde selon Jean Susini, directeur de recherche scientifique à l'ESRF de Grenoble.

Un redémarrage anticipé pour faire de la recherche sur le Covid-19

Le Synchrotron a des applications diverses et variées : "ça touche les sciences de l'environnement, sciences des matériaux, l'énergie solaire, le développement de batteries du futur. On travaille aussi beaucoup en archéologie ou encore dans le bio-médical" précise Jean Susini. Justement, le domaine bio-médical est la raison du redémarrage en avance du Synchrotron, en raison de la crise sanitaire liée au coronavirus. "On a anticipé pour faire de la recherche sur le Covid-19" dit le chercheur.

La quatrième génération de synchrotron arrive à Grenoble et est mobilisée dans la recherche médicale liée à l'épidémie de coronavirus explique Jean Susini, directeur de recherche scientifique à l'ESRF de Grenoble.

Ces recherches sont axées sur deux points principaux. "Sur le virus lui-même dans un premier temps. On va essayer de comprendre comment il interagit avec son hôte, avec l'ambition de donner des informations en vue de développer un vaccin ou des médicaments anti-viraux" détaille Jean Susini.

Jean Susini, directeur de recherche scientifique à l'ESRF de Grenoble.
Jean Susini, directeur de recherche scientifique à l'ESRF de Grenoble. - ESRF

"Il y a aussi une autre branche d'expérience sur la maladie en elle-même. Là, on va essayer de voir l'impact de cette infection sur un certain nombre d'organes. Et le premier auquel on pense c'est bien évidemment les poumons" note-t-il encore. "On peut utiliser les rayons X pour faire des images à très haute résolution de personnes qui ont souffert et qui sont mortes du Covid-19" poursuit Jean Susini. "Il est très important de comprendre et de visualiser, à différentes échelles, ces phénomènes de destruction liés à la surinfection" conclut-il.

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