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Santé - Sciences

Grenoble veut surfer sur l'engouement pour le spatial

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Par , France Bleu Isère

Le Centre spatial universitaire de Grenoble (CSUG) fera sa 5ème rentrée en octobre sur le campus de Saint-Martin-d'Hères. La filière a bénéficié d'une importante visibilité avec l'aventure de Thomas Pesquet dans l'ISS, puis le 50ème anniversaire du premier pas de l'Homme sur la lune.

La maquette taille réelle du futur satellite grenoblois
La maquette taille réelle du futur satellite grenoblois © Radio France - Lionel Cariou

Grenoble, France

"On parle de 8 000 satellites lancés sur les 10 prochaines années !" lance Mathieu Barthélémy, le directeur du tout jeune (4 ans) Centre spatial universitaire de Grenoble. Le CSUG est d'ailleurs l'exemple même de cette "démocratisation" de l'espace. Car sans parler des projets titanesques - le premier homme sur Mars - ou pharaoniques - la construction d'un village lunaire - le secteur spatial se développe aussi en mode low cost

Un satellite grenoblois bientôt en orbite

Évidemment, il faut relativiser. Mais tout de même. Aujourd'hui on peut se payer un "nano" satellite pour moins d'un million d'euros... soit 200 à 300 fois moins cher qu'un satellite classique ! "On lance des satellites pour rendre un service, explique l'astrophysicien : par exemple pour observer la terre ou faire du positionnement . Et il y a peut-être des applications qu'on n'imagine pas encore aujourd'hui ; il faut être attentif à ce que pourront être ces applications dans les prochaines années." 

Mathieu Barthélémy, directeur du Centre spatial universitaire de Grenoble - Radio France
Mathieu Barthélémy, directeur du Centre spatial universitaire de Grenoble © Radio France - Lionel Cariou

Cette baisse des coûts favorise l'arrivée de nouveaux acteurs dans le secteur du spatial : petits États, PME, ou universités... Le Centre spatial de Grenoble a d'ailleurs saisi la balle au bond et s'apprête, après quelques péripéties, à lancer son premier satellite. La mise en orbite d'Amical Sat, un nano-satellite de la taille d'une brique de lait, est prévue pour l'année prochaine ; il étudiera les aurores boréales. L'originalité du projet, c'est que de nombreux étudiants ont travaillé dessus, notamment pour équiper l'appareil d'instruments de mesure. "C'est un domaine interdisciplinaire, précise Thierry Sequiès, le responsable des programmes spatiaux. On des étudiants qui viennent du technique - mécanique, thermique, électronique - mais on a aussi besoin d'étudiants dans le juridique, l'économique ou la gestion des ressources humaines."

Thierry Sequiès tient entre ses mains la maquette d'Amical Sat - Radio France
Thierry Sequiès tient entre ses mains la maquette d'Amical Sat © Radio France - Lionel Cariou

"On est à l'aube d'un nouveau monde !"

Le secteur attirent en effet des étudiants venus de divers horizons, à l'image d'Aveline Cloitre, 21 ans. Inscrite à Sciences Po Grenoble, elle a découvert le "new space", la version démocratisée de l'espace, à l'occasion d'une conférence de Mathieu Barthélémy, avant de postuler au CSUG pour un stage de 5 mois.

Aveline Cloitre, étudiante à Sciences Po Grenoble, s'intéresse à l'économie de l'espace - Radio France
Aveline Cloitre, étudiante à Sciences Po Grenoble, s'intéresse à l'économie de l'espace © Radio France - Lionel Cariou

Aujourd'hui en deuxième année de master à l'IEP de Grenoble (Institut d'études politiques), elle travaille sur l'économie du secteur spatial et ambitionne d'intégrer le CNES (Centre national d'études spatiales) de Toulouse pour y présenter une thèse. "Ça va venir changer nos modes de vie comme le téléphone", s'enthousiasme-t-elle.  

Au début on ne savait pas qu'on allait pouvoir développer tous ces réseaux sociaux ou les autres applications qui ont complètement modifié nos vies. C'est la même chose pour le spatial : il faut réussir à penser à des choses auxquelles on ne pense pas spontanément maintenant pour les anticiper, notamment au point de vue réglementaire. Tout est à construire, on est à l'aube d'un nouveau monde ! - Aveline Cloitre, étudiante à Sciences Po 

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