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Grève au service de réanimation du CHU de Rouen contre le manque de moyens

Alors que le nombre d'hospitalisations liées au coronavirus augmente au CHU de Rouen, le service de réanimation est en grève pour dénoncer le manque de moyens humains.

Infirmières en grève au service de réanimation du CHU de Rouen
Infirmières en grève au service de réanimation du CHU de Rouen © Radio France - Coralie MOREAU

Ils étaient plusieurs dizaines en ce premier lundi d'octobre à manifester devant la DRH (direction des ressources humaines) du CHU de Rouen. Dans ce rassemblement, principalement des infirmières et des aide-soignantes du service de réanimation pour réclamer des embauches.

La réanimation est en alerte face à la montée de l'épidémie de Covid-19 et elle craque  déjà. Non pas que les lits soient déjà manquants  mais le personnel montre de sérieux signes de fatigue. Depuis le début du mois de septembre, plus de 10% de l'effectif est en arrêt : grossesses, maladies, épuisement. Le personnel présent dénonce des remplacements à la va-vite avec du personnel appelé en renfort d'autres services et préparé en seulement deux jours quand la spécialité requiert plusieurs semaines de formation.

On nous rappelle sur nos congès, on n'a qu'une journée de repos entre deux blocs de quatre ou cinq jours, on fait des week-end entiers"

Pour Claire, 24 ans et infirmière en réanimation depuis 3 ans, la situation ne fait que se dégrader depuis son arrivée.

Camille, dans le service depuis 3 ans également dénonce une charge de travail trop importante : "Nos patients sont des patients lourds. Ils ont besoin de soins et d'être rassurés alors on fait moins pipi, moins de pause et on court".

Après la "première vague" de coronavirus, le gouvernement avait dit avoir entendu les soignants. Depuis, le matériel est arrivé. Mais pas les moyens humains. C'est pourtant l'essentiel déplorent les infirmières grévistes. Pour elles, plus question de gérer au jour le jour, dans l'urgence, il faut renforcer durablement le service.

"Emmanuel Macron dit qu'il va falloir s'habituer à vivre avec le virus, alors nous devons nous adapter aussi à l'hôpital" conclut Françoise, au CHU depuis 25 ans. Les grévistes espèrent enfin être entendus. 

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