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Santé – Sciences

Grève aux urgences : Agnès Buzyn promet 754 millions d'euros sur trois ans et fait de nouvelles annonces

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Alors que plus de la moitié des services publics d'urgence sont en grève, Agnès Buzyn a dévoilé ce lundi son plan pour tenter de mettre fin à la crise. Le gouvernement promet de débloquer 754 millions d'euros sur trois ans.

Des panneaux informent les patients du mouvement de grève du personnel des urgences de Lisieux
Des panneaux informent les patients du mouvement de grève du personnel des urgences de Lisieux © Radio France - Nolwenn Quioc

À l'issue d'une rencontre avec les représentants des personnels et des dirigeants hospitaliers, les syndicats de médecins libéraux et le collectif Inter-Urgences à l'origine du mouvement social inédit qui touche les urgences depuis six mois, la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn a dévoilé ce lundi un plan de douze mesures pour répondre à la crise. 

Une enveloppe de "plus de 750 millions d'euros" entre 2019 et 2022

754 millions d'euros vont être débloqués sur trois ans pour la "refondation des services d'urgences".

Cette somme, qui ne s'ajoutera pas au budget déjà prévu pour les dépenses de santé mais sera puisée dans des crédits existants, doit financer des mesures visant à désengorger les urgences en s'appuyant davantage sur la médecine de ville et en accélérant les prises en charge. 

À ce stade, le ministère ne prévoit pas d'ouvertures de lits, ni de recrutements de personnels, comme le réclament les grévistes.

Les principales mesures du gouvernement

Un service d'accès aux soins à distance

Le gouvernement veut mettre en place à l'été 2020 un "service d'accès aux soins" (SAS). Accessible par téléphone et en ligne 24h/24, il orientera les patients vers une consultation en ville, ou une téléconsultation, ou vers les urgences éventuellement via l'envoi d'une ambulance.

L'objectif est de pouvoir "répondre à toute heure à la demande de soins des Français", a indiqué la ministre précisant que la création de ce service coûtera 340 millions d'euros.

Des actes délégués aux professionnels paramédicaux

Pour désengorger les urgences, le ministère veut "renforcer l'offre de consultations médicales sans rendez-vous en ville", "donner à la médecine de ville les mêmes outils de prise en charge que les urgences" mais aussi "faciliter l'accès à certains professionnels soignants non médecins". Des protocoles de coopération entre les professionnels de santé vont être développés. Des patients vont ainsi pouvoir être pris en charge par des pharmaciens ou des kinés, pour des vaccinations ou des entorses par exemple.

Agnès Buzyn a également annoncé la création de 50 nouvelles maisons médicales de garde "dans les territoires où il y a des services d'urgences saturés."

Des "parcours dédiés aux personnes âgées" pour améliorer leur prise en charge

Pour permettre aux seniors d'être hospitalisés sans passer par les urgences, le gouvernement veut créer des "parcours dédiés aux personnes âgées" "avant la fin de l'année".

Des infirmiers aux compétences élargies

Comme elle l'avait évoqué la semaine dernière, la ministre souhaite en outre étendre les compétences des infirmier.e.s. mais aussi intégrer la vidéo-assistance dans tous les samu et optimiser le temps de travail des urgentistes.

Des "annonces décevantes"

La ministre "se refuse complètement à revaloriser les métiers soignants, il y a un tel déni des professions paramédicales, c'est assez fou", a regretté auprès de l'AFP Hugo Huon, le président du collectif Inter-urgences à l'origine du mouvement de grève. Il a notamment déploré qu'il n'y ait "rien sur les lits, rien sur les postes." Rappelant que le collectif doit se réunir mardi en Assemblée générale, il a estimé que "les gens sont très sceptiques" sur ces annonces.

Interrogée sur son choix de ne pas ouvrir de lits, Agnès Buzyn a expliqué qu'elle souhaitait "qu'on optimise la gestion des lits" avant d'en créer. "Il n'y a pas de mutualisation du sujet des lits vides entre des services et des soins non-programmés" a-t-elle déclaré aux journalistes. "Or il n'y a rien de plus prédictible que des besoins en lits non-programmés", a-t-elle assuré appelant à la mise en place d'un logiciel pour mieux gérer les besoins.

De son côté, la CGT, qui a appelé à manifester mercredi, a dénoncé des "annonces décevantes" qui ne seront "effectives qu'à moyen voire long terme".

  - Visactu
© Visactu
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