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Santé – Sciences

Grève aux urgences de Bayonne : "Nous manquons de bras et de gens qualifiés"

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Par , France Bleu Pays Basque

Le plan de 750 millions d'euros proposé par la ministre de la Santé n'a pas convaincu les urgentistes. A Bayonne comme ailleurs, ils ont décidé de poursuivre leur mouvement de grève.

Agnès Buzyn lors de sa visite des urgences à Bayonne
Agnès Buzyn lors de sa visite des urgences à Bayonne © Radio France - Céline Arnal

Bayonne, France

Pour tenter de mettre fin au mouvement de grève qui dure depuis six mois dans les urgences, Agnès Buzyn a mis 750 millions d'euros sur la table. Ça ne convainc pas Jean-Louis Dupin, de l'intersyndicale des urgences de l'hôpital de la Côte Basque, pas tellement pour le montant, mais surtout "parce qu'on ne sait pas sur quel budget elle va les prendre. Ce qui nous fait très peur en tant que syndicat, c'est surtout : est-ce que ça ne va pas impacter toutes les autres disciplines médicales ? Quand on voit l'état de santé de ces services dans la France entière (et pas qu'à Bayonne) ça revient à déshabiller Pierre pour habiller Paul et ça, ça nous fait très peur ! On ne peut pas imaginer que les moyens de la gériatrie, de la psychiatrie ou de l'oncologie soient encore plus rabotés. C'est pas possible à entendre, ça !"

Pour Jean-Louis Dupin, le ministère n'est pas dans la réalité avec ses propositions : "Faire rentrer les gens directement dans les EHPAD, c'est très bien sur le papier. Quand on voit l'état des EHPAD, les places qui sont disponibles, quand on voit qu'il y a une infirmière pour 150 patients la nuit... Une urgence, ça veut dire quelqu'un qui rentre avec un bilan à faire, des examens, une surveillance particulière. Une seule infirmière, c'est pas du tout suffisant. On dirait qu'on n'est pas dans le même monde.

"On côtoie la mort, la maladie, la misère"

Jean-Louis Dupin, de l'intersyndicale des urgences de l'Hôpital de la Côte Basque - Radio France
Jean-Louis Dupin, de l'intersyndicale des urgences de l'Hôpital de la Côte Basque © Radio France - bixente vrignon

Le manque de personnel est palpable, pour le porte-parole de l'intersyndicale de l'hôpital de la Côte Basque : "On est tout le temps rappelés quand on ne travaille pas. Les équipes des urgences travaillent déjà par tranches de douze heures. Ce sont des horaires assez pénibles, avec une pression, avec des moments difficiles, où on côtoie la mort, la misère, la maladie, la douleur. Ce sont déjà des métiers qui prennent cher et douze heures, c'est très très long. Alors se voir rappeler systématiquement c'est dur, ne pas pouvoir travailler dans de bonnes conditions, en plus, ça sur-rajoute au malaise des professionnels". 

Ecoutez l’interview de Jean-Louis Dupin de l'intersyndicale de l'hôpital de la Côte Basque

Jean-Louis Dupin, invité de France Bleu Pays Basque

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