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Santé - Sciences

Grève aux urgences : la mobilisation s'exprime désormais loin de l'hôpital

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Une cinquantaine de personnes ont manifesté devant l’hôtel de Ville de Saint-Étienne mardi après-midi pour protester contre le manque de moyens aux urgences hospitalières. Des services en grève depuis plusieurs semaines.

Les manifestants ont mis en scène la mort des soins et métiers de santé.
Les manifestants ont mis en scène la mort des soins et métiers de santé. © Maxppp - DV

Saint-Étienne, France

Les annonces faites par la direction du CHU de Saint-Étienne il y a 10 jours (titularisation de 1000 personnes, dont 19 aux urgences) ne sont apparemment pas de nature à calmer une colère exprimée à travers une mise en scène : les grévistes allongés en cercle autour d'un cercueil qui matérialisait la mort des soins dignes et de métiers correctement faits.

Aymeric Morel est co-secrétaire général de la CGT à l’hôpital stéphanois. Pour lui, cette grève "concerne tout le monde. C'est un mouvement national qui part des urgences mais qui doit s'étendre à tout l’hôpital public. La population soutient ce mouvement à 90% donc il y a des actions à Saint-Étienne, Saint-Chamond, Firminy. Ce mouvement va durer. Il faut repenser le système de santé en général, en profondeur. Ce n'est pas en donnant une centaine d'euros à une catégorie de personnel que ça va calmer la grogne".

Le rassemblement a bien entendu attiré les grévistes mais aussi des patients. Ils étaient quasiment aussi nombreux à regarder et applaudir qu'à manifester. Certains venus spécialement et d'autres qui passent par là, comme Jacques, qui scrute les pancartes, où l'on peut lire : "Le patient n'est pas une marchandise, hôpital n'est pas une entreprise". Il a compris que c'est pour les urgences que ces hommes et ces femmes se battent. "Ma femme est bien malade depuis deux ans", explique-t-il, "et je suis bien content de trouver les urgences quand elle a un problème. Donc ça me fait plaisir de voir qu'ils se rebellent. Je constate que ce sont des gens pleins de bonne volonté, des gens sensationnels. On ne les écoute pas. L'argent ne va pas là où il devrait aller. On parle de santé, c'est quand même primordial".

Après les études de médecine en France, un poste à l'étranger ?

Un peu à l'écart il y a Annaelle. Elle ne prend pas part précisément à la manifestation mais elle la soutient. Et pour cause, elle est étudiante en médecine. Elle vient de finir sa cinquième année. "Des différents stages dans lesquels je suis passée, c'est surtout la psychiatrie et les urgences qui paraissent dans une situation catastrophique", analyse-t-elle. Tout cela lui fait peur, à tel point qu'elle imagine exercer son métier à l'étranger : "Ne plus pouvoir prendre en charge des patients correctement, ce n'est pas pour cela qu'on étudie aussi longtemps. Je ne sais pas si c'est mieux à l'étranger ou pas mais en France la casse du système publique commence à être catastrophique".

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