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Santé - Sciences

Grève aux urgences : les raisons du malaise des soignants dans les hôpitaux de France

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Par , France Bleu

Un mois après la grève dans les hôpitaux de Paris, Bordeaux rejoint le mouvement, comme l'ont fait Nantes, Beauvais ou encore Mulhouse. Des dizaines de villes où le personnel soignant n'en peut plus de l'engorgement des urgences et du manque de moyens.

Depuis un mois, plusieurs hôpitaux en France suivent le mouvement de grève parisien dans les services des urgences.
Depuis un mois, plusieurs hôpitaux en France suivent le mouvement de grève parisien dans les services des urgences. © Maxppp - Jean-François FREY

France

Plus de patients, moins de personnel et donc moins de temps pour les malades. Les soignants des urgences ont de plus en plus le sentiment de perdre le sens de leur travail, ce qui explique leur mobilisation depuis un mois dans plusieurs villes de France. Après Paris, Bordeaux rejoint le mouvement ce jeudi, après Besançon, Valence, Mulhouse, Beauvais ou encore Aix-en-Provence. 

Un contexte de réduction des coûts

Depuis plusieurs années, les hôpitaux font face à des restrictions budgétaires pour pallier le déficit de la sécurité sociale. Il faut faire autant avec moins de moyens. Des économies à tous les niveaux puisque à côté, les soins et les médicaments sont moins bien remboursés.

Les plus précaires laissent donc parfois empirer une rage de dents, par exemple, et finissent à l'hôpital. D'autres patients préfèrent même se rendre aux urgences, gratuites, pour un mal de ventre ou une petite blessure, plutôt que d'aller chez le médecin. Résultat : les services sont débordés, notamment dans les grandes villes, et le malaise des soignants ne cesse d'augmenter. 

Un cercle vicieux

Des salles d'attente noire de monde, des patients sur des brancards qui patientent dans le couloir. Il y a plus de patients, moins de personnels et donc moins de temps accordé aux malades. 

Certains soignants perdent donc le sens de leur travail. Sans parler de l'augmentation des agressions quelque fois physiques, souvent verbales, à cause de l'attente. Cinq mille signalements en plus entre 2016 et 2017, d'après le dernier rapport de l'Agence régionale de santé. 

Ce cercle vicieux ne fait qu'empirer le malaise chez les urgentistes. Plus d'un sur deux souffre d'un symptôme lié au burn-out, d'après l'étude d'un chercheur des Hôpitaux de Marseille. Les syndicats continuent de réclamer une hausse des salaires et le recrutement d'urgence de personnels dans les services.

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