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Santé – Sciences

Grève des urgences à Chambéry : "les soignants ont donné et on arrive à un point de rupture"

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Pays de Savoie

Grève nationale dans les hôpitaux. Les fédérations santé des syndicats CGT, FO, SUD et CFE-CGC appellent à la mobilisation pour obtenir plus d'effectifs et de meilleurs salaires. Chez les soignants savoyards la colère continue de croître après plus de deux mois de crise.

Les urgences de Chambéry ont rejoint la mobilisation nationale fin mai
Les urgences de Chambéry ont rejoint la mobilisation nationale fin mai © Radio France - Nicolas Joly

Chambéry, France

"On est pas des jouets", peut-on lire sur une banderole accrochée au portail des urgences de Chambéry (Savoie). Un message des soignants à l'adresse de la ministre de la Santé Agnès Buzyn. Cela fait plus de deux semaines que les urgentistes chambériens ont rejoint le mouvement national de protestation contre le projet "Ma santé 2022" et pour exiger de meilleures conditions de travail. Un mouvement auquel se sont associées les urgences d'Annecy (Haute-Savoie). Au fil du temps, les banderoles s'accumulent sur les grilles. La fatigue aussi, disent les soignants, qui peinent à se mobiliser.

Les services surchargés

"Les soignants ont donné, et là on arrive à un point de rupture. On a beaucoup de soignants qui tombent en burn-out actuellement", affirme Alexandra Genevois, infirmière aux urgences de Chambéry, affiliée au syndicat Force Ouvrière. "Le nombre de passages dans notre service a augmenté de _20% en quatre ans_. On a eu des effectifs supplémentaires mais pas suffisamment pour absorber cette charge de travail." 

Alexandra Genevois, infirmière des urgences de Chambéry, syndicaliste Force Ouvrière

Elle pointe également un manque de lits d'hôpital, qui contraint le personnel à trouver des solutions de fortune : "lors de la haute saison, en été et en hiver, il y a des patients qui dorment sur des brancards aux urgences. Y compris des personnes âgées et fragiles, ce qui n'est pas normal."

"On n'est pas des jouets" affirme le personnel des urgences de Chambéry sur une affiche adressée à la ministre de la Santé Agnès Buzyn - Radio France
"On n'est pas des jouets" affirme le personnel des urgences de Chambéry sur une affiche adressée à la ministre de la Santé Agnès Buzyn © Radio France - Nicolas Joly

Difficile de mobiliser

Pour autant, malgré le désir de se faire entendre, ce n'est pas évident pour les soignants de se mobiliser de façon visible. "Les soignants sont assignés sur leurs postes de travail. Nous sommes déclarés grévistes, mais assignés et donc dans l'obligation d'assurer la continuité des soins. Ce qui est bien normal", explique Alexandra Genevois. 

Alexandra Genevois, infirmière des urgences de Chambéry, syndicaliste Force Ouvrière

Résultat : difficile de défiler en nombre dans les rues puisqu'il faut continuer d'assurer les soins à l'hôpital. "On ne peut pas avoir une mobilisation avec 60.000 personnes dans la rue", reconnaît-elle, "nous sommes partis manifester à Paris avec trois personnes de Chambéry et huit d'Annecy, mais une personne en vaut 50 car elle représente tout son service qui ne peut pas se mobiliser."

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