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Santé – Sciences

Grève des IVG : l’opposition du conseil de l’Ordre des Médecins du Tarn

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Par , France Bleu Occitanie

Le syndicat national des gynécologues et obstétriciens de France de plus en plus isolé. Après son appel à la grève des IVG dénoncé par la ministre et les associations féministes, c’est maintenant l’Ordre des Médecins du Tarn qui porte plainte.

215.000 IVG sont pratiqués chaque année en France.
215.000 IVG sont pratiqués chaque année en France. © Maxppp -

Tarn, France

Le 12 mars dernier, le Syngof, un des principaux syndicats de gynécologues, a provoqué un tollé en France. Ce syndicat, qui réunit 2000 médecins sur les 4700 gynécologues français, a appelé ses adhérents à se tenir prêt à arrêter de pratiquer les avortements dans l’optique de mettre la pression sur le gouvernement autour du dossier des fonds de garanties. 

Le Docteur Jean Marty, qui exerce dans le Tarn et qui était à l’époque le trésorier du Syngof, a écrit dans une lettre ouverte "dans la situation très dangereuse qui est la nôtre nous devons faire scandale et être prêt à arrêter les IVG pour nous faire entendre." Il avait assumé brandir cette menace pour le bien de sa profession. 

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Prendre en otage les femmes 

La ministre de la Santé Agnès Buzyn avait alors dénoncé le "caractère inadmissible de ces menaces, qui vont à l’encontre du respect inconditionnel du droit à l’IVG garanti dans notre pays".

C’est Gwendoline Cros, élève sage-femme, assumant avoir eu recours à un IVG, qui a dénoncé cet appel au départ. Elle a alors porté plainte contre le syndicat. Et le l’ordre des médecins du Tarn vient de s’associer à cette plainte. Une victoire pour la jeune féministe qui porte ce combat seule, sans faire partie d’une association ou d’un syndicat.

"Cela ne viendrait pas à l'idée d'un syndicat de médecins de faire la grève de la chimio, en revanche, la grève des IVG, pas de problème." C'est avec cette comparaison cynique que l’élève sage-femme a dénoncé il y a quelques semaines l'appel lancé par le Syngof. 

La transgression, une arme syndicale 

Et donc maintenant, c'est l'Ordre des médecins qui monte au créneau. L’Ordre des Médecins du Tarn parce que le gynécologue qui a signé cet appel travaille dans le département. L'argument de l'Ordre est très simple. Le docteur Marty a contrevenu "par ses déclarations aux règles édictées par le Code de la Santé publique". 

"C'est pour bien faire comprendre à la population française que les propos qui ont été tenus ne sont pas normaux, argumente Etienne Moulin, président de l'Ordre des médecins du Tarn pour justifier la plainte. C'est l'image du corps médical qui est bafoué avec ce genre de propos. Il faut montrer qu'on ne peut pas laisser faire et que ça sera toujours sanctionné."

"C'est l'image du corps médical qui est bafoué" Etienne Moulin, président de l'Ordre des médecins du Tarn

De son côté, après la polémique le Syngof assume. Pas question de faire une interview pour défendre cette grève. En revanche un édito, sur la page d'accueil du site du syndicat. Son titre : la transgression, une arme syndicale. Et le président qui insiste : grâce à cet appel à la grève, on a enfin pu parler des gynécologues risquant la ruine à cause du problème des fonds de garanties.

Etienne Moulin, président de l'Ordre des médecins du Tarn