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Grève des urgences : des Savoyards et des Haut-savoyards manifestent à Paris ce mardi

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Par , France Bleu Pays de Savoie

Nouvelle manifestation nationale pour défendre les urgences ce mardi à Paris. Une quarantaine de soignants des Pays de Savoie font le voyage.

Pancarte sur un stand tenu par du personnel des urgences à Chambéry
Pancarte sur un stand tenu par du personnel des urgences à Chambéry © Radio France - Anne Chovet

Des personnels des services des urgences sont de nouveau mobilisés ce mardi. Ils se donnent rendez-vous à Paris. Une quarantaine de Savoyards et Haut-savoyards (des urgences de Chambéry, Annecy et Contamine sur Arve) font le déplacement.

Les syndicats hospitaliers et le collectif de soignants Inter-Urgences estiment qu'il y a eu des avancées, mais c'est loin d'être suffisant.

Ils dénoncent toujours des services saturés et réclament des postes supplémentaires, ainsi que davantage de moyens pour prendre en charge correctement les patients.
 

Témoignage de Carole, infirmière depuis 30 ans

Carole a 54 ans, elle est infirmière depuis 30 ans. Elle travaille aux urgences à l’hôpital de Chambéry. Elle témoigne.

Pourquoi avez-vous décidé d’aller à Paris ?

Plus on est nombreux, mieux c’est. Il faut venir de toute la France. Et j’espère que la ministre de la Santé va nous apporter des réponses. Nous sommes en sous-effectif avec de nombreux absents à Chambéry que nous n’arrivons pas à remplacer. Il y a beaucoup d’arrêts maladie, de burn-out. Nous avons besoin de personnels et de moyens supplémentaires.

Est-ce que vous pensez que le gouvernement va faire un geste ?

Je me bats mais je n’y crois pas. Pourtant je pense que le secteur de la santé est primordial. On se sent méprisés par le gouvernement. J’aimerais que tous ces gens qui sont dans leur bureau, qui pensent pour nous, viennent aux urgences pour voir. Mais pas un quart d’heure. Qu’ils viennent vingt-quatre heures ! Qu’ils voient les gens qui attendent dans les couloirs sur des brancards, pendant des heures et des heures.

On est des robots, on travaille à la chaîne, nous n’avons plus le temps de discuter avec les patients, il n’y a plus d’humanité. 

Les urgences sont devenues la cour des miracles 

Vous êtes infirmière depuis trente ans, comment a évolué votre travail ?

Je suis fatiguée de voir que les choses s’aggravent. Et quand je vois mes jeunes collègues qui vont prendre la relève, elles sont là depuis seulement dix ans et elles sont déjà épuisées.

Moi j’ai fait ce métier car j’aime le contact, l’humain, et ça, je ne l’ai plus. C’est regrettable.

La situation s’est vraiment aggravée ces dernières années. Il n’y a plus de médecins généralistes, et du coup les urgences sont la cour des miracles. On récupère tout, dont des personnes qui n’ont rien à faire aux urgences mais on ne va pas mettre les gens dehors. Mais jusqu’au jour où on va passer à côté de la vraie urgence, parce qu’on n’a pas le temps, parce que le service est saturé.

► La manifestation du personnel des urgences part en fin de matinée du ministère de l'Economie et des Finances et se dirige vers le ministère de la santé, où une délégation sera  reçue par la ministre Agnès Buzyn.

Infirmière en colère
Infirmière en colère © Radio France - Anne Chovet
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