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Santé – Sciences

Grève générale au CHU de Saint-Étienne

jeudi 20 septembre 2018 à 22:00 Par Sandrine Morin, France Bleu Saint-Étienne Loire

Le 14 septembre 2018, le service psychiatrie de l'hôpital de Saint-Étienne lançait un mouvement de grève illimitée. Une semaine après, tous les services du CHU sont concernés par la mobilisation. Une manifestation est prévue dans la matinée pour sensibiliser tous les usagers.

7.350 personnes travaillent au CHU de Saint-Étienne
7.350 personnes travaillent au CHU de Saint-Étienne © Radio France - Émeline Rochedy

Loire, France

Des moyens pour des soins humains ! C'est le mot d'ordre de la grève générale lancée ce vendredi 21 septembre 2018 au CHU de Saint-Étienne. Plus précisément, c'est le mouvement lancé la semaine passée dans le service psychiatrie qui fait tâche d'huile. Les salariés des autres services rejoignent eux aussi le mouvement. 

Les salariés de l'hôpital de Saint-Étienne ont prévu de marquer les esprits en perturbant le lancement de la foire de Saint-Étienne le vendredi matin. Ils manifestent devant l'entrée principale à 11h30, un rassemblement sans doute assez spectaculaire puisqu'ils veulent s'allonger sur le sol pour symboliser une médecine morte.

Une grève appelée à durer

Le mouvement de grève est lancé par les deux principaux syndicats de l'hôpital, FO et la CGT. Le préavis est déposé jusqu'au 29 septembre. Les syndicats racontent que c'est la base qui leur a demandé cette grève dans le sillage de celle de la psychiatrie.  Ils dénoncent notamment des suppressions de postes d'encadrants, une vingtaine de cadres ces derniers mois, des chefs en moins. Au plus près du terrain, ce sont des services qui sont désorganisés selon les syndicats. 

Autre point concret qu'ils pointent du doigt : du matériel non remplacé, des lits supprimés dans certains services pour pallier le manque d'infirmiers. Trois lits en moins permettrait de se passer de deux infirmières. Autre exemple cité par les syndicats, celui de regroupements "étranges"comme la chirurgie digestive et l'urologie qui ont été rassemblées pour faire des économies. Les salariés dénoncent aujourd'hui une situation de bricolage, des économies de bout de chandelles qui pèsent sur le personnel et évidemment sur les patients.