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Santé – Sciences

Grève : Urgences "en souffrance" à l'hôpital Henri-Mondor de Créteil

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Par , France Bleu Paris

21% du personnel des urgences de l'hôpital Henri-Mondor d Créteil (Val-de-Marne) est en grève à l'appel du syndicat Sud Santé. Le personnel "en grande souffrance psychologique et physique" réclame des effectifs et des moyens supplémentaires pour faire face à la hausse d'activité.

Grève aux urgences de l'Hôpital Henri-Mondor de Créteil (Val-de-Marne). 16.01.19
Grève aux urgences de l'Hôpital Henri-Mondor de Créteil (Val-de-Marne). 16.01.19 - Source Syndicale

Créteil, France

"Urgences en souffrance" peut-on lire devant le centre hospitalier universitaire Henri-Mondor (AP-HP) de Créteil. Depuis mardi minuit, une partie du personnel est en grève pour réclamer des effectifs et des moyens supplémentaires. Selon le syndicat Sud Santé, "il y a eu 10.400 passages supplémentaires aux urgences entre 2012 et 2016 avec une population de plus en plus vieillissante". Le syndicat (majoritaire dans cet hôpital) ajoute qu'"à cause de cette augmentation d'activité, le personnel est en grande souffrance psychologique et physique. Ils se disent être constamment en danger et d'avoir l'impression de ne pas soigner correctement les patients se présentant aux urgences".   

Des collègues ont du masser au sol une patiente en arrêt cardio-respiratoire en attendant d'aller chercher un brancard" - Infirmière 

Une infirmière qui souhaite rester anonyme, témoigne : "Ce sont des situations où les patients attendent énormément, où les urgences sont pleines. Physiquement, souvent, il y n'a plus de place. Parfois, on a plus de brancard également. C'est arrivé le 31 décembre : des collègues ont du masser au sol une patiente en arrêt cardio-respiratoire en attendant d'aller chercher un brancard dans les étages. On fait nos soins toujours en courant, on se dépêche. On a pas le temps d'écouter les patients. Il faut toujours aller vite. C'est difficile parce qu'on passe nos journées à courir, on ne mange pas et souvent on va pas aux toilettes".   

Le sujet de l’accueil des urgences, c'est un sujet que nous avons pris à bras le corps" - Direction de l'hôpital   

Depuis le préavis de grève, déposée le 9 janvier, la direction de l'hôpital a annoncé l'embauche de 8 infirmiers et 2 aides-soignants. Edith Benmansour, directrice de l'Hôpital Universitaire Henri Mondor explique à France Bleu Paris : "Le sujet de l’accueil des urgences, c'est un sujet que nous avons pris à bras le corps depuis septembre puisqu'il y a une augmentation importante de l'arrivée des patients aux urgences. Il nous paraissait nécessaire de renforcer le personnel. Nous avons donc acté l'embauche de 8 infirmiers et 2 aides-soignants. Le corps médical, les cadres, le chef de pôle souhaite réorganiser ce service avec ces effectifs supplémentaires et nous avons ouvert la porte pour voir si ces embauches correspondent à la prise en charge des patients". Pour Edith Benmansour, ces embauches "sont d'une hauteur inégalée dans le contexte hospitalier actuel".   

Les aides-soignants : "la catégorie la plus attaquée"   

Le syndicat Sud Santé estime que "la direction acte que l'activité a augmenté et que le nombre de personnel n'était pas en adéquation avec l'activité toujours croissante. Néanmoins, le nombre d'aides-soignants obtenu reste insuffisant au regard des difficultés que le personnel rencontre et de l'activité du service". Le syndicat réclame l'embauche de 7 aides-soignants supplémentaires. Blandine Héry, secrétaire de section Sud Santé à l'hôpital précise que "les aides-soignants sont multitâches. Le problème, ajoute t-elle, "c'est que par rapport à une infirmière, le travail de l'infirmière est codifiée alors que le travail de l'aide-soignant ne l'est pas. Ce sont des bas-salaires et c'est aujourd'hui, la catégorie au niveau soignant qui est la plus attaquée". Sur ce point, la directrice de l'hôpital dit faire confiance aux cadres "pour évaluer les besoins".  "Je ne ferme aucune porte" ajoute Edith Benmansour. "Mon sujet, c'est que les patients qui sont accueillis aux urgences aient une prise en charge correcte et rapide".

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