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Grippe : "Il faut d’abord vacciner les plus fragiles" pour le professeur Jean-Luc Schmit du CHU d’Amiens

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Par , France Bleu Picardie

La campagne de vaccination contre la grippe débute ce 13 octobre 2020, en pleine épidémie de coronavirus. Le professeur Jean-Luc Schmit, chef du service maladies infectieuses du CHU d'Amiens, a répondu aux questions de France Bleu Picardie.

Le vaccin contre la grippe peut être administré en pharmacie
Le vaccin contre la grippe peut être administré en pharmacie © Radio France - Claudie Hamon

C'est le top départ de la campagne de vaccination contre la grippe. Une campagne qui pourrait être assez suivie dans ce contexte d'épidémie de coronavirus. Le professeur Jean-Luc Schmit, chef du service maladies infectieuses du CHU d'Amiens s'est exprimé sur cette campagne qui se tient dans un contexte un peu particulier : « Il faut se faire vacciner, comme tous les ans. Mais _cette année, l’épidémie de coronavirus nous embête beaucoup. Il est donc logique d’appeler à la vaccination les personnes vulnérables_, les femmes enceintes, les gens en surpoids et les gens qui s’occupent de personnes fragiles. »

Le professeur Jean-Luc Schmit, chef du service maladies infectieuses du CHU d'Amiens
Le professeur Jean-Luc Schmit, chef du service maladies infectieuses du CHU d'Amiens © Radio France - Claudia Calmel

Pour le professeur Schmit, la vaccination de ces populations est particulièrement nécessaire : « Avec le coronavirus, on va probablement avoir plus de travail, plus de tests à faire : l’épidémie de grippe risquerait d’encombrer le système de santé. »

Donner la priorité aux personnes fragiles

Le professeur Schmit ne préconise pas nécessairement le vaccin antigrippal pour les personnes en bonne santé : « En général, seuls 60% des gens qui ont une maladie chronique ou qui devraient se faire vacciner le font. Donc cette année, visons déjà à augmenter la couverture vaccinale des populations les plus fragiles. Ces personnes -plus de 65 ans, femmes enceintes, malades chroniques ou gens en surpoids- risquent de faire des formes de grippe plus graves. Donc protégeons d’abord ceux-là et  saisissons cette opportunité pour augmenter la couverture vaccinale des gens qui devraient l’être. Bien sûr, dans un second temps, ce serait encore mieux de vacciner les autres. Mais il me paraîtrait bizarre que des gens qui n’ont pas vraiment de risque de faire une forme grave de grippe soient vaccinés à la place des autres. »     

Le professeur Jean-Luc Schmit ne redoute pas de pénurie de vaccins cette année, même en cas de forte demande. Son interview complète est à réécouter ici.

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