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Grosse tension aux urgences du Sud-Finistère Douarnenez, Quimper, Concarneau

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Par , France Bleu Breizh Izel, France Bleu Armorique

36 postes nécessaires, 18 pourvus seulement. La situation des urgences dans le Sud-Finistère est des plus tendues. Le comité de défense de l’hôpital de Concarneau organise une réunion ce soir à 18 heures à la maison des associations.

Manifestation en 2008, pour défendre les urgences de nuit
Manifestation en 2008, pour défendre les urgences de nuit © Maxppp - Rodolphe Pochet

"On a déjà du renoncer à une ligne de SMUR", dit un médecin concerné. Pour organiser les urgences, il y avait trois lignes de SMUR sur le Sud-Finistère. Une à Douarnenez, une à Concarneau, une à Quimper. Faute de moyens, les deux sont aujourd'hui centralisées sur Quimper. Et pour le comité de défense de l'hôpital de Concarneau, c'est un problème.

"Déjà pour une grande partie de la population, le délai d'une demi-heure est largement dépassé" - Hélène Derrien, porte-parole à Concarneau

Hélène Derrien, l'un des porte-parole : "Déjà pour une grande partie de la population, le délai d'une demi-heure est largement dépassé pour une intervention d'urgence. En 2008, on ferme les urgences de nuit, on n'est _déjà plus un vrai service d'urgence_. Et là, plus récemment, plus de SMUR ! Nous avons rencontré les urgentistes, qui nous ont informés que compte tenu de la baisse constante du nombre de médecins urgentistes, ils ne pourraient plus faire face au besoin d'urgences à Concarneau... Ça nous a semblé rude."

Tenir au moins jusqu'à l'été

Concrètement, vu le nombre de médecins, l'organisation actuelle pourrait peut-être tenir jusqu'en juin. Mais cet été, ça va être un vrai problème. Hélène Derrien ajoute : "Alors que justement, la population double pendant l'été sur le pays de Concarneau. "Il est temps que la population réagisse, c'est plus possible. On est la partie délaissée, et il y a un risque pour la population. On attend quoi ? Qu'il y ait des accidents, des morts ? On veut que les élus réagissent !"

Prudence de l'ARS, et des élus

De son côté l'ARS ne donne pas d'interview pour le moment. Dans un communiqué, elle continue de dire que la fermeture des urgences n'est pas du tout à l'ordre du jour et que des mesures doivent être trouvées pour s'adapter à la situation et à la démographie médicale. Elle écrit aux élus en espérant un _"_retour à un fonctionnement normal dans un terme le plus court possible". La mairie de Concarneau, contactée, ne nous a pas répondu. Le député de Quimperlé-Concarneau, Erwan Balanant, devrait être présent ce soir dans la réunion de 18 heures.

"On va lui demander ce qu'il en pense, mais on a vu qu'il a voté le projet de loi santé", constate Hélène Derrien. Une réforme qui n'a pas encore été voté définitivement, mais qui prévoit entre autres de permettre au gouvernement de légiférer par ordonnance sur le statut des hôpitaux de proximité. Le comité de défense estime que c'est un danger pour l’hôpital de Concarneau.

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