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Dossier : Coronavirus Covid-19

TÉMOIGNAGE - Guéri du coronavirus : "Il me faudra entre six mois et un an pour retrouver mon souffle"

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Sergio, un Forbachois de 54 ans a passé neuf jours dans le coma, victime du coronavirus. Les symptômes du covid-19 se sont déclarés avant le confinement. Sergio garde des séquelles de cette épreuve.

Sergio a passé neuf jours dans le coma.
Sergio a passé neuf jours dans le coma. © Maxppp - Gilles Wirtz

Un mois après son retour à la maison, un habitant de Forbach nous raconte comment il se remet tout doucement de l’épreuve qu’il a traversée. Sergio, 54 ans, a connu le coma, durant neuf jours, à cause du coronavirus. Il s’en est sorti, mais le covid-19 lui laisse des sequelles.

Les premiers symptômes ?

"J'avais des petites fièvres, des courbatures et j'ai perdu le goût et l'odorat. Le médecin de garde a plus ou moins diagnostiqué le Covid 19. Moi sur le coup, je pensais à une simple grippe. Mais ma sœur a elle aussi été infectée. Elle n'avait pas de goût, pas d'odorat. Quand elle m'a dit ça, ça m'a un peu interpellé, mais je me suis dit que ça irait".

On a dit à mes proches que je ne passerais peut-être pas la nuit

"Et puis voilà, j'ai été hospitalisé à Forbach le 9 mars. Le 14 mars, on m'a endormi pour me transférer en réanimation à l’hôpital Mercy (au sud de Metz). J’ai ouvert les yeux, on m'a intubé, je n’ai pas réagi, ça allait tellement vite, et puis on m'a mis en coma artificiel. Quelqu’un a dit à mes proches que je ne passerais peut-être pas la nuit. On leur a dit un sèchement comme ça. Après, les appels de l’hôpital à mes proches se sont mieux passés, on a bien expliqué la situation".

Quelles sensations au réveil ? 

"Au réveil, on ne comprend pas grand-chose. J'étais carrément dans les nuages. Et puis, je n’avais plus de voix. Elle a du mal à revenir. J'ai perdu en muscle. J'ai perdu 20 kilos, puis j'avais du mal à me tenir debout. Je restais tout le temps couché". 

Quelles sont vos séquelles ?

"J'ai trois doigts de la main gauche qui sont un peu endormis. Le bras me fait mal la nuit. J'ai la voix aussi qui deconne un petit peu. Quand je touche la tête, j'ai l'impression de ne pas la sentir, pas de sensations du côté droit et j'ai des vertiges, beaucoup de vertiges. Il y a des trucs que j'oublie aussi. J'ai tendance à oublier des dates ou des choses simples. Je suis obligé parfois de demander à ma copine ce qui s’est dit hier. J’ai des petites pertes. Et le souffle, j’ai beaucoup perdu aussi. D'après mon médecin, ce n'est pas avant six mois, un an que je récupérerai mon souffle. Mais bon, je reprends tout doucement".

Le témoignage intégral de Sergio.

La rééducation ?

"Non, je n’ai pas eu de rééducation parce que j'étais dans les premiers je pense. On m'a dit, vous êtes guéri. Vous n'êtes pas contagieux, parce que j'ai demandé quand même par rapport à mes proches. On m’a dit qu’il n'y avait pas de souci, qu’on pouvait rentrer. Je fais des exercices chez moi, avec une balle pour la main et je souffle avec une paille dans l'eau pour les poumons. J’avais appris cela chez le kinésithérapeute parce que j'ai été opéré en septembre dernier à cœur ouvert, un double pontage. Mais sur la table d'opération, j'ai eu une infection pulmonaire, donc je pense que j'étais assez vulnérable au virus".

Est-ce que vous avez senti les médecins, les personnels soignants débordés par moments ? 

"Oui, par moments, ça courrait un peu partout. A chaque fois qu’on entrait dans la chambre, on mettait et on retirait la blouse, et on la jette. Mais sinon dans l’ensemble, franchement, le personnel s’est bien occupé de moi.

Pour ou contre un déconfinement le 11 mai ? 

"Moi qui aime sortir, c'est une bonne chose parce que j’avais l’habitude de faire beaucoup de marche, aller dans la nature tous les matins. Et en ce moment, faire du sport une heure avec une attestation, faire le tour du pâté de maison et craindre d’être verbalisé, ce n'est pas moi. Je trouve que c'est bien de tenter un déconfinement. Pendant un mois d'hôpital je n’ai rien vu d’autre que le plafond".

Contaminé comment ? 

"Le 1er mars, on s’est retrouvé à une fête de famille pour un anniversaire. Et ma sœur a contracté le coronavirus et puis, aussi mes fils. Il y en a un qui s’en ait sorti après une semaine de Doliprane, le second est à la maison sous oxygène. J’ai pu l’attraper également en Allemagne. Avec ma sœur, nous sommes allés au casino. Juste après, j’ai commencé à tousser. Mais bon, c'est vrai que je ne sais pas vraiment où et quand".

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