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Santé – Sciences

Sauv'Life, une appli pour aider le Samu en Sarthe

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Par , France Bleu Maine

Le département est le 44e à lancer cette application qui met en relation une victime d'arrêt cardiaque avec un "citoyen sauveteur" à proximité, qui puisse intervenir dans les précieuses minutes qui précèdent l'arrivée des secours.

Dans le centre commercial des Jacobins, au Mans, des professionnels présentent l'application et initient les passants aux premiers secours.
Dans le centre commercial des Jacobins, au Mans, des professionnels présentent l'application et initient les passants aux premiers secours. © Radio France - Manon Claverie

Le Mans, France

"Chaque minute écoulée après un arrêt cardiaque, c'est 10% de chances de survie en moins. Il faut agir vite !" Lionel Lamhaut est médecin au Samu de Paris. Lors de ses interventions, il est souvent arrivé trop tard. "Les secours, même très bien organisés, mettent en moyenne 13 minutes pour se déplacer. Dans les campagnes, c'est parfois plus." Il a donc eu l'idée de créer une application, baptisée Sauv'Life, pour qu'en cas d'arrêt cardiaque à proximité, tout citoyen inscrit soit notifié et puisse intervenir en attendant l'arrivée des professionnels. 

Le seul risque que vous prenez en essayant, c'est de sauver une vie.

Que l'on soit formé au massage cardiaque ou pas, le message est clair : il faut intervenir. "Le seul risque que vous prenez en essayant, c'est de sauver une vie, clame le médecin. C'est extrêmement simple : on appuie le plus fort et le plus rapidement possible au milieu de la poitrine"

Dans la galerie marchande du centre commercial des Jacobins, au Mans, Lionel Lamhaut (au centre) entouré de professionnels du Samu 72 et de secouristes de l'association Protection civile.  - Radio France
Dans la galerie marchande du centre commercial des Jacobins, au Mans, Lionel Lamhaut (au centre) entouré de professionnels du Samu 72 et de secouristes de l'association Protection civile. © Radio France - Manon Claverie

L'utilisation de l'application est tout aussi aisée. Une notification est envoyée aux cinq utilisateurs les plus proches, ils acceptent leur mission, une carte s'affiche et un GPS les conduit jusqu'à la victime. Il est même possible d'être guidé par téléphone voire par vidéo par un professionnel du Samu pendant l'intervention.

A l'occasion du lancement de l'application, Sauv'Life, le Samu 72 et l'association Protection civile organisaient une initiation aux premiers secours dans la galerie marchande du centre commercial des Jacobins, au Mans. Penchée sur un buste d'entraînement, Marie-Odile, 71 ans, se remémorait le rythme du massage cardiaque, pendant que Léa et Déborah, 15 et 16 ans, révisaient le mode d'emploi du défibrillateur. 

La France en retard en matière de secourisme

Si dans les établissements scolaires et certains clubs sportifs les piqûres de rappel sont fréquentes, la France reste mauvaise élève par rapport à certains de ses voisins européens : 5% seulement des victimes d'arrêt cardiaque survivent dans l'hexagone, contre 20 à 40% dans certains pays d'Europe du Nord comme la Norvège.

Depuis le lancement de Sauv'Life, son créateur Lionel Lamhaut estime à 76 le nombre de personnes sauvées grâce à l'application et ses 300 000 membres.

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