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Santé – Sciences

Herbaliste : un métier d'avenir ?

lundi 7 mai 2018 à 5:38 Par France Bleu La Rochelle, France Bleu La Rochelle

Une mission d'information parlementaire se penche sur l'avenir de l'herboristerie. En France, ils sont une cinquantaine d'herbalistes. Cette filière en pleine expansion pourrait bien devenir une mine d'emplois pour demain. Exemple à Rochefort avec Quitterie, jeune herbaliste de 28 ans.

A 28 ans, Quitterie Custols a ouvert son herboristerie l'été dernier.
A 28 ans, Quitterie Custols a ouvert son herboristerie l'été dernier. © Radio France - Delphine-Marion Boulle

Rochefort, France

Dans la boutique de Quitterie, les sacs de plantes s'entassent : thé, verveine, hibiscus. A leurs côtés, des petites fioles d'huiles essentielles ou encore des sachets de décoctions. Quitterie Custols, 28 ans, est herbaliste à Rochefort. Son métier ? Soulager les douleurs et les bobos du quotidien avec des plantes, du petit hématome au diabète. 

Le quotidien de Quitterie

"Le patient vient avec un diagnostic posé par le médecin, ou une petite pathologie, comme par exemple "j'ai une petite tendinite". Là vous essayez de lui expliquer ce que c'est, de lui montrer comment il peut agir pour résoudre son problème.  Vous lui conseillez des plantes qu'il peut intégrer à son quotidien, en plus d'une hygiène de vie et de conseils."

Quitterie Custols a fait ses études à l'Ecole des Plantes Médicinales de Lyon avant d'ouvrir son herboristerie à Rochefort.  - Radio France
Quitterie Custols a fait ses études à l'Ecole des Plantes Médicinales de Lyon avant d'ouvrir son herboristerie à Rochefort. © Radio France - Delphine-Marion Boulle

L'herbaliste est le descendant de l'herboriste. Un métier dont le diplôme a été supprimé en 1941. Selon Quitterie, ils seraient 55 comme elle en France, dont deux en Charente-Maritime. Ce manque de reconnaissance légale entraîne un flou juridique, alors que la filière se développe de nouveau dans le pays.

Cela pourrait changer : les sénateurs ont décidé de s'intéresser à l'herboristerie et ses métiers. A la tête de cette mission d'information parlementaire, la sénatrice de Charente-Maritime Corinne Imbert (Les Républicains).

"Cette mission à pour but de faire un état des lieux de l'herboristerie en France, à la fois en termes économiques, mais également en terme sanitaire, car les laboratoires ont besoin d'une production de qualité, et par rapport aux attentes de nos concitoyens qui aujourd'hui se tournent de plus en plus vers des médecines naturelles". 

Quitterie se réjouit. Le fait que des parlementaires se penchent sur le sujet et mettent en lumière sa profession est déjà une bonne nouvelle pour la jeune herbaliste.  

"Je ne sais pas ce qui va être décidé, si ce sera plutôt positif pour nous ou négatif. Rien que le fait d'en parler, je suis contente. Je crois qu'il est important d'encadrer ce métier. On ne peut pas se dire herboriste en six mois ou en un an. C'est quelque chose de très long".

Quitterie espère que les parlementaires vont également se pencher sur la question de la réglementation, et, pourquoi pas, reconnaître à nouveau un diplôme dans le domaine. Pour Corinne Imbert, reconnaître un diplôme n'est pas à l'ordre du jour. En revanche, la sénatrice souhaite elle aussi un encadrement de cette filière, parfois sujette à polémique : 

Pour Corinne Imbert il faut prévenir le secteur de certaines dérives

"Il faut aussi faire attention. Il y a eu des travaux de faits, je n'étais pas parlementaire à l'époque, mais sur des dérives sectaires, sur le danger que peut représenter, pour certains patients qui souffrent de pathologies lourdes, l'arrêt de traitement au bénéfice de médecines naturelles. Attention, il ne faut pas tomber dans le charlatanisme et dans des dérives sectaires, parce ça existe, ça a existé et ça peut encore exister. Il faut avant tout préserver la sécurité sanitaire".

Avec ses collègues parlementaires, Corinne Imbert mènera des discussions et des audiences tout au long de l'été, afin d'établir un rapport. Celui-ci sera remis courant septembre au Sénat, qui se penchera ensuite sur une éventuelle réglementation. 

Ecoutez le reportage de Delphine-Marion Boulle :

L'herboristerie, un métier d'avenir ?