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CARTE - Canicule : Météo France maintient 15 départements en vigilance rouge et 54 en orange

Hommage aux soignants du 14-Juillet : une "fierté" pour deux médecins girondins invités à Paris

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Par , France Bleu Gironde, France Bleu

Le 14-Juillet est lui aussi teinté de coronavirus cette année. Le traditionnel défilé sur les Champs-Élysées est remplacé par une cérémonie plus réduite, qui met à l'honneur les militaires et les civils mobilisés pendant la crise sanitaire. Parmi ces invités du-14 Juillet, une dizaine de Girondins.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp - Stéphanie Para

Les traditions du 14-Juillet sont mises à mal cette année. La crise sanitaire a eu raison de l'incontournable défilé militaire sur les Champs-Elysées. Il est remplacé par une cérémonie réduite, au cours de laquelle les militaires et les civils mobilisés dans la lutte contre le Covid sont mis à l'honneur. Une dizaine de Girondins ont été invités pour l'occasion, à Paris.

Parmi eux, deux médecins, le docteur Jean-François Hévin, installé à Arcachon et engagé dans la réserve sanitaire, et le docteur Karine Herscovici, médecin à l'hôpital de Libourne, qui a mis en œuvre une équipe sanitaire mobile pour informer et soigner les plus précaires pendant la crise.

Engagé dans la réserve sanitaire

Le docteur Hévin s'est engagé dans la réserve sanitaire il y a un peu plus d'un an, il fait donc désormais partie de ces soignants volontaires qui vont prêter main forte dans les zones de crise. Il a accueilli les rapatriés de Wuhan à Aix-en-Provence et à Carry-le-Rouet, été médecin régulateur du Samu à Beauvais et Besançon, soigné les malades du Covid en Haute-Savoie et à Mayotte. 

"Quand le président de la République a dit qu'on était en guerre, j'ai été tout de suite très heureux de partir en guerre, puisque j'ai deux frères militaires et que moi aussi, pour une fois, j'allais faire la guerre", témoigne-t-il. "Quand on part en guerre, on se dit qu'on va la gagner, poursuit le médecin, et puis après quand on voit des gens sportifs, minces, sans problèmes particuliers, qui finissent en réanimation, on se dit 'ça risque d'être mon tour'. C'est comme quand à la guerre, vous voyez le voisin qui prend une balle, vous vous dites 'pour l'instant, le coup de fusil n'est pas tombé sur moi', à ce moment-là, la peur commence à gagner et il faut faire avec".

La guerre contre le virus m'enthousiasmait - docteur Hévin, engagé dans la réserve sanitaire

Cette période si particulière, la peur qui s'est invitée parfois, ces gestes barrière qu'il a fallu appliquer à la lettre, tout ça lui laisse un goût un peu amer, d'un point de vue personnel. "On était bannis, rejetés par notre famille, par les citoyens, par peur du Covid, on était des parias. Ça c'était quelque chose d'assez douloureux à vivre, un effet Kiss Cool difficile à digérer", souligne le docteur Hévin. C'est aujourd'hui "un honneur" pour lui d'aller représenter la réserve sanitaire à Paris.

Sensibiliser, soigner les plus précaires

Le docteur Karine Herscovici exerce à l'hôpital de Libourne. Cette invitation pour la cérémonie du 14-Juillet à Paris, c'est pour elle "un mélange d'émotions, de la surprise, de la fierté pour le travail accompli et un peu de gêne car c'est toute une équipe qui a travaillé". Travaillé, pour la mise en place à Libourne, d'une équipe sanitaire mobile (EQSAM) composée de médecins et d'infirmiers, pour aller à la rencontre des publics précaires (personnes sans domicile ou dans des structures d'hébergement d'urgence, gens du voyage) pour les informer, leur donner accès aux tests et à la surveillance dans le cadre de l'épidémie de coronavirus. 

"Actuellement, on est dans une deuxième phase, précise le docteur Herscovici, dans laquelle on propose des dépistages aux personnes précaires". Des populations particulièrement fragiles face à l'épidémie mais "c'est une population qui a respecté les règles de façon assez surprenante, relève le médecin libournais, les gestes barrière, le port du masque, le lavage des mains. Une population engagée dans sa propre protection et celle de son entourage".

On a besoin d'avoir un hôpital public au top avec les moyens humains, techniques nécessaires pour remplir nos missions de service public - docteur Karine Herscovici, médecin à l'hôpital de Libourne

D'un point de vue personnel, Karine Herscovici veut retenir "l'extraordinaire mobilisation" née en réponse à cette crise sanitaire. "Au niveau de l'hôpital, on est dans une période difficile, on était fatigués. Avec cette crise, on a vu le "pourquoi on est dans l'hôpital public, pourquoi on est attachés au service public : la possibilité de se mobiliser, d'être auprès des plus précaires, de pouvoir soigner tout le monde. Ça a redonné un sens à notre attachement à l'hôpital public".

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