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Santé : ce qu'il faut retenir des annonces du gouvernement pour améliorer le système de soins

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Par , France Bleu

Une semaine après la signature d'accords sur les salaires dans le secteur hospitalier, le ministre de la Santé a dévoilé ce mardi ses propositions pour améliorer le fonctionnement et l'organisation du système de soins français, à l'occasion de la clôture du "Ségur de la santé".

Le ministre de la Santé Olivier Véran, le 13 juillet 2020 à Paris.
Le ministre de la Santé Olivier Véran, le 13 juillet 2020 à Paris. © AFP - Raphael Lafargue

Olivier Véran avait promis des "annonces fortes" et "restructurantes". Après les accords salariaux, le ministre de la Santé a dévoilé ce mardi ses "33 propositions" pour améliorer le fonctionnement et l'organisation du système de soins français, à l'occasion de la clôture du "Ségur de la santé". Six milliards d'euros vont être investis a promis le Premier ministre Jean Castex lors de son discours de politique générale. Une somme qui s'ajoute aux 8,1 milliards prévus pour les salaires et les 15.000 embauches à l'hôpital. Création de lits, gouvernance, formation des infirmiers, France Bleu fait le point.

Une enveloppe pour créer "4.000 lits à la demande" à l'hôpital

Une enveloppe de 50 millions d'euros, permettant de créer "4.000 lits à la demande" dans les établissements de santé, sera "débloquée" dès cet hiver, a annoncé Olivier Véran. Elle permettra "de prévoir l'ouverture ou la réouverture de lits dans les structures selon les besoins" pour que les établissements puissent "s'adapter à la suractivité saisonnière ou épidémique", a précisé le ministre de la Santé.

Selon les derniers chiffres officiels, quelque 4.200 lits d'hospitalisation ont été supprimés en 2018 en France, où les 3.042 hôpitaux et cliniques disposaient exactement de 395.670 lits en fin d'année.

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6 milliards d'euros d'investissements 

Quelque 2,5 milliards d'euros vont être mobilisés "sur cinq ans" pour permettre "des projets hospitaliers prioritaires et des investissements ville-hôpital", ou encore le financement d'équipements "courants" des hôpitaux (lits, moniteurs, etc). 

2,1 milliards d'euros seront consacrés "sur cinq ans" à la transformation, la rénovation et l'équipement dans les établissements médico-sociaux,  dont les Ehpad qui accueillent les personnes âgées a précisé le ministre de la Santé. "Au moins un quart des places en Ehpad pourront être rénovées et rendues plus accessibles", a-t-il promis. 

1,4 milliard d'euros sera enfin consacré à combler "sur trois ans" le "retard sur le numérique en santé".

Les ARS "renforcées" au niveau départemental

S'inscrivant dans la ligne du Premier ministre Jean Castex, Olivier Véran a assuré sur les prises de décisions seront "décloisonnées", pour faire en sorte "que les territoires soient aux commandes". Les ARS notamment, "seront renforcées au niveau départemental" a précisé le ministre de la Santé. "Nous l'avons vu avec la crise du Covid-19, nous en avons besoin, elles font un travail fondamental" a-t-il insisté. "Mais il nous faut renforcer l'échelon départemental." Trois responsables d'établissement, public, privé non lucratif, et privé lucratif, vont être missionnés pour émettre de nouvelles propositions.

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Formation et évolutions de carrières

Le ministre s'est en outre engagé à "augmenter de 2.000 le nombre de places en instituts de formation en soins infirmiers et à multiplier par deux l'accès à la formation d'aide soignant". "Des perspectives d'évolution" de carrière "doivent exister" a-t-il estimé, se disant prêt à "engager une réflexion vers une nouvelle profession intermédiaire" au sein du système de santé.

Le ministre a en outre insisté sur la nécessité de "mettre fin" au "mercenariat" de l'intérim médical, qui a "donné lieu à trop d'abus, trop longtemps", proposant de faire "bloquer par les comptables publics les rémunérations dépassant le plafond réglementaire" ou de permettre aux agences régionales de santé (ARS) de dénoncer les abus devant les tribunaux administratifs.

"Remédicaliser" la gouvernance

Autre priorité affichée, mieux associer les soignants et les usagers aux décisions et "remédicaliser" la gouvernance. L'organisation doit pouvoir s'adapter à la réalité de chaque situation, "on ne peut pas exiger d'un hôpital de 300 lits d'avoir le même fonctionnement qu'un grand CHU", a commenté le ministre de la Santé.

Une enveloppe de dotation sera mise à disposition des établissements pour "accélérer la réduction de la part de T2A", la très décriée tarification à l'activité, dans le financement des hôpitaux. 

Développer les téléconsultations 

Enfin, pour accélérer le développement des téléconsultations, le dispositif mis en place pendant la crise du Covid sera prolongé, et le principe de connaissance préalable du patient avant une téléconsultation sera assoupli.

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