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Hôpital de Charleville-Mézières : des ados livrés à eux-mêmes en pleine nuit, les parents en colère

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne

Après les suspicions d'intoxication de 9 élèves du lycée hôtelier de Bazeilles, les parents envisagent de porter plainte contre l'hôpital Manchester de Charleville-Mézières. Ils n'ont pas été prévenus de la sortie d'hospitalisation de leurs enfants, en pleine nuit.

L'hôpital Manchester à Charleville-Mézières
L'hôpital Manchester à Charleville-Mézières © Radio France - Alexandre Blanc

Dans la soirée de ce mercredi 7 octobre, 9 élèves internes au lycée hôtelier de Bazeilles sont transportés à l'hôpital Manchester de Charleville-Mézières car ils présentent des plaques rouges sur le corps, sont pris de démangeaisons, de vomissements et, pour l'une d'elles, d'un gonflement de la bouche. Les urgentistes informent le directeur du lycée que les adolescents passeraient la nuit à l'hôpital. Ils seront finalement libérés à 3 heures du matin, sans que les parents ne soient prévenus. Certains adolescents ne réussissent pas à joindre leurs parents en pleine nuit et trouvent des solutions improvisées, dans de la famille ou chez des amis, parfois à plus de 80 km. Parmi les élèves, les plus jeunes ont 15 ans. Seul l'un d'entre eux est majeur.  

Au petit matin, quand Stéphanie, l'une des mamans, appelle le service pédiatrique pour prendre des nouvelles de sa fille, on l'informe que celle-ci est sortie à 3 heures. "On m'a dit qu'elle était partie avec la mère d'une de ses amies, et puis on m'a dit "j'espère que vous savez qui c'est". Stéphanie finira par retrouver sa fille grâce à la géolocalisation de son portable

On n'a même pas vérifié les pièces d'identité. Ils pouvaient donner ma fille à un inconnu" - Stéphanie, une maman

"Le lycée avait bien donné les fiches d'urgence avec tous les numéros à contacter. On ne peut pas donner des enfants à n'importe qui comme ça", s'indigne Angélique, une maman. 

Les élèves se plaignent d'une prise en charge à la va-vite 

Sur place, les élèves se filment dans la petite pièce où ils attendent pendant deux heures et demie. Il n'y a que trois chaises. Les adolescents s'allongent par terre. Ils disent n'avoir subi qu'un simple dépistage du coronavirus et que leurs symptômes d'une possible intoxication n'ont quasiment pas été examinés

Les élèves repartiront sans diagnostic précis mais avec une ordonnance pour du sirop, du Doliprane et de la pommade. "On ne sait pas si c'est contagieux, si l'on peut retourner en cours", s'étonne Emma, l'une des élèves. 

Lycée des métiers de Bazeilles
Lycée des métiers de Bazeilles - Capture Google Street View

On ne connaît pas l'origine des démangeaisons subies par les 9 élèves du lycée hôtelier de Bazeilles. L'établissement a fait procéder à des analyses dans ses locaux.  

L'hôpital Manchester n'a pas donné suite à nos sollicitations.  Les parents ont l'intention de porter plainte. 

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