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Santé – Sciences

Hôpital de La Rochelle : les infirmières du service de neurologie en grève

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Par , France Bleu La Rochelle

Les infirmières du service de neurologie de l'hôpital de La Rochelle sont en grève depuis mardi. En temps normal, elles sont quatre pour assurer les soins le matin. Depuis plusieurs semaines, au tableau de service, avec les absences, elles ne sont régulièrement que trois.

Infirmières en grève au service neurologie de l'hôpital de La Rochelle
Infirmières en grève au service neurologie de l'hôpital de La Rochelle © Radio France - Gérald Paris

La Rochelle, France

C'est une nouvelle illustration du manque d'effectif dans les hôpitaux. Ici ou là, les voix s'élèvent régulièrement pour dénoncer un manque de lits, comme aux urgences de Rochefort, un manque de médecins ou de soignants, c'était le cas l'année dernière au centre de soins et de suite du château de Marlonges. Là, la situation s'est récemment tendue au sein même du service de neurologie de l'hôpital de La Rochelle. Ce service avec une trentaine de patients tourne depuis quelques semaines avec trois infirmières pour les soins le matin au lieu de quatre. Résultat, les matinées sont denses, les soins effectués doivent l'être de plus en plus vite, et le personnel finit par craquer.

Avec les absences des uns et des autres au tableau de service, un absentéisme pour maladie, ou autres absences longue durée, la "machine" ne tourne plus rond au quotidien selon le personnel en grève et le syndicat Sud Santé à l'origine du mouvement. La direction est prête à en parler ce jeudi après-midi en réunion. Trouver ponctuellement une solution pour éviter d'être en sous-effectif. Selon nos informations, la directrice des soins a rendez-vous à 13 heures ce jeudi avec les syndicats et le personnel concerné.

On ne pourra pas créer deux ou trois postes dans ce service du jour au lendemain - Le directeur général adjoint de l'hôpital -

Pour Benoît Fouché, le directeur général adjoint de l'hôpital rochelais, "l'enveloppe financière globale dédiée à l'hôpital ne changera pas, on ne pourra pas créer deux ou trois postes dans ce service du jour au lendemain, mais on peut tenter de mieux gérer l'absentéisme." La main est tendue. Le dialogue doit rester ouvert avec un service en grève à près de 80%. Les employés mobilisés pour assurer le service minimum porte un autocollant "je suis en grève mais je soigne." 

infirmière en grève au service de neurologie de La Rochelle - Radio France
infirmière en grève au service de neurologie de La Rochelle © Radio France - Gérald Paris

D'autres services en surchauffe peuvent monter aux créneaux

La direction doit vite trouver une solution pour apaiser le conflit, sous peine de voir d'autres services en surchauffe monter au créneau. Les brancardiers se plaignent de plus en plus de leur charge de travail croissante, les sages-femmes entrent en zone rouge également. La direction de l'hôpital regrette toutefois que le syndicat Sud Santé jette de l'huile sur le feu dans cette affaire. 

Un préavis de grève a bien été déposé à temps pour prévenir d'un début de mouvement le mardi 21 mai, mais selon la direction, ce même syndicat aurait encouragé les salariés à ne pas se prononcer sur leur participation ou pas à la grève. Résultat, la direction n'a pas pu prévoir un service minimum en neurologie le jour de la grève. Le mardi matin, il n'y avait aucune infirmière au lieu de quatre. Celles de nuit sont restées un peu plus, avant de trouver du personnel supplémentaire. 

"Y-a t-il un intérêt pour le syndicat à attiser les braises d'un début de crise ? " Le directeur adjoint de l'hôpital se pose la question. "Cela en tout cas n'est pas bon pour notre image, et pour le bien être de nos patients."

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