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Dossier : Coronavirus Covid-19

Hôpital Nord Franche-Comté : face une "seconde vague" les médecins sont sur le pied de guerre

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

L'Hôpital Nord Franche-Comté se prépare à la "seconde vague" de la Covid-19. Le nombre de patients admis en réanimation augmente, mais les médecins tirent des enseignements de la première crise.

Ce vendredi 25 septembre, le service de réanimation n'est pas en tension
Ce vendredi 25 septembre, le service de réanimation n'est pas en tension © Radio France - Mado Oblin

Vendredi 25 septembre, on comptait six patients atteint du coronavirus en réanimation et quatre autres pris en charge dans le service des maladies infectieuses à Trévenans. Un nombre en augmentation : la semaine précédente, il y en avait trois en réanimation. Les médecins, se préparent donc à accueillir de nouveaux malades. 

En mars et avril, environ une centaine de patients covid ont été pris en charge à l'hôpital de Trévenans. Le plan blanc y avait été mis en place pendant trois mois, les opérations non-urgentes déprogrammées et faute de place, des malades avaient été envoyés dans d'autres centres hospitaliers.   

Actuellement le service réanimation comporte 20 lits, et peut en proposer 40 au maximum. Le service des maladies infectieuses, consacre 10 lits aux malades du coronavirus, et ce nombre peut être adaptés aux besoins de l'hôpital. 

40 lits maximum en réanimation

Anne-Sophie Dupond est la présidente de Commission médicale d'établissement de l'HNFC. Elle souhaite pouvoir maintenir au maximum les interventions médicales pour les patients non-covid. En mars toutes les opérations non-urgentes avaient été déprogrammées : "Il y a eu un arrêt immédiat des activités programmées tellement la vague était brutale, explique-t-elle. Lors de cette 2e vague il n'y a pas de brutalité, donc nous essayons de maintenir le maximum d'activités pour que les patients qui n'ont pas la covid n'aient pas moins de soins."

Le maître-mot c'est l'adaptation : "Les effectifs dans les services sont suivis au jour le jour, pour adapter les compétences des soignants aux activités de la maladie.

Selon son collègue en charge du service des maladies infectieuses, Vincent Gendrin, comme pour la première vague, d'autres services pourront prendre en charge les malades, si nécessaire. "Au-delà du service de maladies infectieuses, ce sera le service de rhumatologie, etc.  Le degré de désorganisation d'un hôpital dépend du nombre de patients à accueillir et c'est vrai qu’à partir du moment où on sera à cinq, six, sept services concernés par le coronavirus, ça induit un degré de pression sur l'hôpital qui rend difficile l'activité habituelle".

Une meilleure connaissance de la maladie

Selon, Vincent Gendrin le médecin en charge du service de maladie infectieuses, l'hôpital est aussi mieux préparé : "Les masques sont plus disponibles que lors du début de la première vague. Il y a plus de tests également. Lors de la première vague, les tests étaient tellement rares qu'on les réservait à ceux qui avaient des symptômes respiratoires et de la fièvre. Maintenant nous avons une politique de test  systématique de tous les patients qui arrivent sur l'hôpital."

Les médecins savent aussi mieux traiter les malades : "On a appris qu'il fallait mettre les patients sous anticoagulants, qu'il fallait surveiller les patients de façon très rapprochée dans la deuxième semaine puisqu'ils peuvent s'aggraver à ce moment-là. On a appris également qu'un certain nombre de médicaments qu'on prescrivait, ne marchent pas pour les patients quand ils en sont au stade de l'hospitalisation", détaille le praticien. Il précise que pour cette raison, il n'utilisera pas d'hydroxychloroquine.

Sa crainte est que les épidémies hivernales de grippe ou de gastro-entérite s'ajoutent à la seconde vague de la covid. Il invite donc à la plus grande prudence, en particulier pour les personnes souffrant d'obésité, de diabète ou d'autres facteurs aggravants.

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