Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Santé – Sciences

Hôpitaux de Toulouse : des plats adaptés aux goûts des patients pour lutter contre le gaspillage alimentaire

jeudi 27 décembre 2018 à 19:49 Par Théo Caubel, France Bleu Occitanie et France Bleu

Les hôpitaux de Toulouse cherchent à lutter contre le gaspillage alimentaire. Pour y arriver, des plats adaptés aux goûts des patients sont distribués. Le personnel doit également jeter lui même la nourriture qu'il ne mange pas.

Poireaux à la ravigote, dinde aux petits légumes, crème aux oeufs : que des plats que Vincent, hospitalisé à Purpan, a indiqué aimer.
Poireaux à la ravigote, dinde aux petits légumes, crème aux oeufs : que des plats que Vincent, hospitalisé à Purpan, a indiqué aimer. © Radio France - Théo Caubel

Toulouse, France

Depuis 2010, les hôpitaux de Toulouse tentent de limiter le gaspillage alimentaire et luttent contre la dénutrition des patients. Plus de 7.000 repas sont distribués chaque jour. 

Pour atteindre ces objectifs, la nourriture donnée aux patients est en première ligne. Deux systèmes ont été mis en place. Le premier : les malades indiquent lors de leur admission les plats qu'ils aiment et ceux qui n'aiment pas. 

"La nourriture ce n'est pas un quatre étoiles. Mais c'est tout à fait acceptable. C'est mieux que dans d'autres hôpitaux" - Alain, ancien patient de l’hôpital Purpan 

"On a renoncé aux plans alimentaires très sophistiqués dans lesquels on sert des plats qui sont certes originaux mais qui ne donnent pas satisfaction", explique Philippe Rampin, responsable de la filière hôtelière des hôpitaux de Toulouse, "donc désormais, on favorise les plats qui vont être aimés par les patients."

Et si un malade se rend compte qu'un des plats qu'il avait indiqué aimer ne lui plaît pas, il peut toujours modifier ses préférences. 

Un effort fait sur la qualité du service

Second système pour que les patients mangent mieux et plus : les hôpitaux misent sur le service. "L'appréciation d'un plat cuisiné ce n'est pas seulement le goût. C'est aussi l'ambiance dans lequel on va le manger", ajoute Philippe Rampin. Les aides soignantes sont mises à contribution. Elles doivent servir avec le sourire les plats.    

Et ces efforts semblent fonctionner. Vincent vient de faire un séjour à l’hôpital de Purpan et il se dit satisfait des repas servis. "On ne veut pas non plus d'un cinq étoiles. On l'a déjà pour se faire soigner", souligne-t-il.

- 12 % de gaspillage alimentaire 

Depuis la mise en place de ce plan, le gaspillage alimentaire a baissé de 12  %. D'ailleurs les hôpitaux de Toulouse n'ont pas souhaité participer à l'expérimentation lancée par le député de la République en Marche, Frédéric Descoraille, pour améliorer les repas dans les hôpitaux. 

Les agents hospitaliers sont invités à ne pas remplir leur assiette, s'ils savent qu'ils ne vont pas tout manger. - Radio France
Les agents hospitaliers sont invités à ne pas remplir leur assiette, s'ils savent qu'ils ne vont pas tout manger. © Radio France - Théo Caubel

Mais il n'y a pas que les patients qui sont mis à contribution pour lutter contre le gaspillage alimentaire : le personnel aussi. Des modifications ont été apportées dans leurs cantines où la nourriture est à volonté. "Avant c'était un agent qui jetait ce qui n'était pas mangé : aucune culpabilité pour le personnel, se souvient Philippe Rampin. Maintenant, c'est l'agent hospitalier qui va jeter ce qu'il n'a pas mangé. L'idée :  c'est qu'il se dise le lendemain, je vais en prendre moins."

Et selon la direction de l’hôpital, ce système généralisé fin octobre porte déjà ses fruits. Il y aurait moins d'aliments jetés à la fin de chaque service.