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Dossier : Coronavirus Covid-19

"Il faut avoir confiance dans l'hôpital" : le CHRU de Nancy rassure ses patients atteints de maladies rénales

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Par , France Bleu Sud Lorraine

Les personnes souffrant de maladies rénales ont été particulièrement touchées par l'épidémie de coronavirus. Le chef du service de néphrologie du CHRU de Nancy, insiste aujourd'hui sur la poursuite des soins. "Il faut continuer à avoir confiance dans l'hôpital et dans les soignants," lance-t-il.

En Lorraine, une centaine de patients dialysés ont été touchés par le coronavirus (illustration)
En Lorraine, une centaine de patients dialysés ont été touchés par le coronavirus (illustration) © Maxppp - Franck Valentin

La tension diminue d'un cran dans les services de réanimation du CHRU de Nancy. C'est également le cas dans le service de néphrologie (traitant les maladies des reins). Sur place, on s'occupe notamment des transplantations et des dialyses. En trois semaines, le nombre de nouveaux cas Covid dans cette unité a été divisé par quatre (de 21 à 5 la semaine dernière).

La pandémie a été très dure pour les patients dialysés

"C'est une forme de soulagement, déclare le chef de ce service Luc Frimat. Dans nos unités, tout a été fait pour continuer de soigner au mieux les dialysés qui doivent venir trois fois par semaine, ainsi que les patients transplantés avec lesquels nous sommes restés en contact étroit. Toutefois, la pandémie a été très dure pour les personnes dialysées en Lorraine : près d'une centaine de patients ont été touchés, avec un taux de décès significatif."

Une centaine de patients lorrains contaminés

En Lorraine, environ 5% des personnes dialysées ont été infectées par le virus (ce qui représente une centaine de personnes en tout). Sur ces 5%, un patient sur trois est décédé. Parmi eux, les trois quarts avaient plus de 75 ans. 

"Cette pandémie a vraiment été une période très délicate pour tous ces patients à risques, rappelle Luc Frimat. Les transplantés bénéficient d'un traitement immunosuppresseur qui diminue leurs défenses immunitaires. Le risque infectieux est donc encore plus important."

Il faut que le patient ait toute confiance dans l'hôpital

C'est pourquoi le suivi médical a été très important. "Des efforts ont été faits sur les contacts téléphoniques et les téléconsultations," confirme le chef du service. Par exemple, pour les patients atteints d'insuffisances rénales sévères, la grande majorité des consultations ont été assurées à distance. Environ 10% seulement des suivis se sont déroules au sein de l'hôpital. 

"Il faut revenir à l'hôpital"

Aujourd'hui, Luc Frimat insiste sur la poursuite des soins. "Il faut que le patient ait toute confiance dans l'hôpital, lance-t-il. Tout est organisé pour que le risque d'infection soit contrôlé. On va pouvoir reprendre des patients en consultation normalement et c'est important pour leur santé." 

"Il faut revenir à l'hôpital, insiste-t-il. Il faut continuer à avoir confiance dans la structure, dans les soignants que la plupart des patients connaissent très bien et qui font tout pour que leurs soins se poursuivent au plus haut niveau de qualité."

Contrairement aux urgences cardiaques et hépatiques, les transplantations rénales sont suspendues depuis le 15 mars. Leur reprise sera organisée par l'agence de biomédecine mais un retour à la normale ne sera pas possible avant plusieurs mois, prévient Luc Frimat. 

Au 1er janvier 2020, 1.884 personnes étaient prises en charge pour des dialyses en Lorraine, 1.343 pour des transplantations. 

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